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Français>>Vie SocialeMise à jour 12.12.2011 14h24
Du kungfu au Cabernet... le parcours d'un Français à Shanghai
Photo : Selim Chiali, qui dit que ce qui fait le charme d'habiter et de travailler sur le Bund, c'est la vue splendide.

Accordant les meilleurs vins venant de la plus grande cave de Shanghai, et faisant face à la rivière Huangpu le long du Bund, Selim Chiali est l'incarnation de ce pourquoi les Français sont connus depuis des lustres : la passion pour le jus de la treille et savoir choisir la cravate qui se marie parfaitement à un costume.

Mais cet homme de 29 ans a d'autres cordes à son arc, ce que son apparence ne laisse pas deviner, comme des talents pour la cuisine du Sichuan, qu'il a apprise dans les cuisines du restaurant chinois Sichuan Folk, sa connaissance du qigong, tout un art d'exercices respiratoires plongeant ses racines dans la médecine traditionnelle chinoise et les arts martiaux. Mais aussi quelque chose qu'il ne lui-même peut pas expliquer, ses très forts liens avec la Chine depuis le jour de sa naissance.

« Je suis né dans un hôpital situé dans le Chinatown parisien, le 13e arrondissement, alors que ma famille habitait à Saint-Germain-des-Prés, dans le 6e arrondissement. Pourquoi je suis né à Chinatown, je n'en ai pas la moindre idée ».

Mais ce n'est qu'après son 19e anniversaire que Selim a finalement trouvé les mots pour sceller ses liens avec la Chine.

C'était dans la voiture de ma mère, alors qu'elle était venue me chercher à l'aéroport ; je revenais juste de Chine à Paris.

Je me souviens que je lui ai dit « Désolé Maman, mais à compter de maintenant, je vais aller vivre en Chine ». Elle a pensé alors que c'était une mauvaise plaisanterie.

Elle a dit « Arrête de dire n'importe quoi, ce n'est pas possible ».

Les dix années que le jeune Selim a passées depuis ont prouvé à sa mère qu'il ne plaisantait pas...

Après des cours intensifs de judo et de taekwondo, le jeune Selim a été attiré pour la première fois en Chine par sa curiosité pour le kungfu chinois.

« Mon plan original était de rester dans le Guangdong pendant trois mois en 2001, mais je l'ai prolongé jusqu'à trois mois. Je suis revenu ensuite un an plus tard pour le kungfu et une fois encore l'année suivante », a t-il dit.

Le grand chambardement attendait Selim après ses visites fréquentes en Chine, mais au lieu de choisir les lieux favoris des expatriés comme Beijing, Shanghai ou Guangzhou, il a contre toute attente choisi un village reculé de la Province du Hubei.

« C'était à trois heures de route de Wuhan, et c'est un endroit qu'on peut à peine trouver sur une carte », dit Selim.

« Je suis allé à Xigou pour apprendre le qigong et le chinois. Cet endroit ressemblait à la France d'il y a cent ans, et il n'y avait même pas une route convenable dans ce village », se souvient Selim, qui ajoute qu'il s'est retrouvé pris dans la boue chaussé de Gucci quand il y est arrivé pour la première fois.

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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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