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Français>>Vie SocialeMise à jour 20.12.2011 11h04
Beijing abandonne son projet de « ville en anglais »

Le projet controversé de « ville en anglais » qui devait être créée à Miyun, un comté situé dans les faubourgs Nord-Est de Beijing, n'a finalement pas été approuvé par le gouvernement local, ont annoncé des sources lundi.

« Les départements concernés ont discuté du projet et ont décidé de ne pas donner leur accord », a déclaré un porte-parole resté anonyme du Gouvernement du Comté de Miyun, sans donner davantage de détails.

Dans le cadre du plus grand projet de ville de style européen de Beijing, une entreprise privée avait investi dance cette « ville en anglais » et prévu de la construire en l'espace de cinq ans, espérant y attirer des amateurs de la langue anglaise et des touristes venus de tout le pays, qui aiment encourager l'apprentissage de l'anglais, ont dit les médias locaux.

« Les visiteurs de la ville ne seront autorisés qu'à parler anglais », avait dit Wang Haichen, le chef du Gouvernement du Comté de Miyun, d'après un article publié dans les médias locaux.

Il avait ajouté que chaque visiteur se verrait remettre un « passeport touristique », et que ceux qui ne respecteraient pas la règle relative à la langue se verraient retirer des points à titre de sanction.

Mais cette règle interdisant aux visiteurs de parler chinois dans la ville témoignait, selon certains, d'une admiration excessive pour les étrangers et était constitutive d'une discrimination à l'égard des Chinois.

« Une 'ville en anglais' ? Ca ressemble aux concessions du vieux Shanghai qui interdisaient aux Chinois d'y entrer », a ainsi écrit Chua Kai, un utilisateur de Sina Weibo, le plus grand site de micro-blogging chinois de style Twitter.

Mais Zhou Xiaozheng, sociologue à l'Université Renmin de Chine, a critiqué ce mécontentement, qu'il qualifie de « nationalisme étroit ».

« En tant qu''affaire commerciale, le projet ne devrait pas être accusé de dicrimination pour peu qu'il respecte les règles et l'éthique commerciales », a t-il dit, ajoutant que certaines personnes émettent souvent des opinions de façon irresponsables sur internet.

« Ce n'est pas un cas de discrimination », a t-il dit.

Hou Yiling, professeur à l'Université des Etudes Etrangères de Beijing, partage cet avis et a dit qu'il pense que ce projet n'était qu'une affaire commerciale. « S'exprimer en anglais n'est qu'un argument de vente », a t-il dit.

Tout comme Disneyland, la « ville en anglais » aurait pu être un endroit intéressant, « mais je ne crois pas que cette ville aurait aidé les gens à améliorer leur anglais. Ce n'est pas un environnement fait pour apprendre une langue étrangère », a dit le Professeur Hou.

Selon lui, apprendre une langue demande un certain nombre de conditions sociales, dont la plus importante est l'échange de sentiments et d'idées, ajoutant que le dialogue entre les vendeurs et les clients est souvent loin d'être idéal.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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