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Français>>Vie SocialeMise à jour 21.12.2011 11h02
De plus en plus d'étrangers viennent chercher du travail en Chine

Shanghai compte la deuxième population d'étrangers et de Chinois d'outre-mer la plus importante de Chine, et 27,3% d'entre eux ne sont venus dans cette ville que pour y trouver un travail, d'après un rapport publié lundi par le Bureau Municipal des Statistiques.

Un total de 104 300 personnes, soit plus de 50% des étrangers et Chinois d'outre-mer de la ville –venus de Hong Kong, Macao et Taiwan- sont avant tout venus à Shanghai pour un emploi de longue durée ou des affaires à court terme en 2010, a dit le rapport, qui s'est basé sur le sixième recensement national réalisé en novembre 2010.

C'était la première fois que les étrangers et les Chinois de l'étranger étaient comptés lors du recensement.

« Shanghai a connu un afflux en forte croissance d'étrangers venant y chercher du travail ces trois à cinq dernières années, et cette tendance continue et devrait s'amplifier de façon significative dans un futur proche, étant donné le dynamisme de l'économie locale », dit Sun Haode, Directeur du Centre pour le Travail et l'Emploi pour les Etrangers, qui dépend du Bureau du Travail et de la Sécurité Sociale de Shanghai.

M. Sun a précisé que son équipe et lui travaillent pour aider les entreprises locales à recruter des étrangers, à signer des contrats de travail et à demander des permis de travail pour eux.

D'après le rapport, les étrangers de Shanghai restent en moyenne 21 mois, ceux venant de la Corée du Sud, de la Malaisie, de Singapour, du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et du Canada restant le plus longtemps.

« Je n'ai pas eu de problèmes pour trouver mon premier boulot en Chine dans le mois qui a suivi on arrivée, et j'ai travaillé pour une société d'animation 3D pendant un certain temps avant de trouver l'emploi que j'occupe actuellement », dit Gary Williams, âgé de 26 ans, Directeur commercial chez Thread Design, une entreprise de design créatif installée à Shanghai.

Auparavant, Gary Williams avait travaillé comme cadre dans une banque de Newcastle, en Angleterre, mais il voulait faire quelque chose de plus intéressant, et il est donc venu à Shanghai en janvier 2009 pour chercher un travail dans le design et les médias.

« Il y a de formidables opportunités et projets ici, et j'ai appris que les pays en développement se tourneront vers la Chine, et pas vers les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, pour chercher leur inspiration quand il s'agira de trouver la meilleure façon de faire en matière de design, de marque et d'architecture », a t-il dit.

« Je pense qu'un étranger peut soit venir pour enseigner l'anglais, soit venir en tant qu'expatrié avec un niveau d'éducation et une bonne expérience et une bonne offre d'emploi et de salaire en main. Ceux qui n'appartiennent pas à l'une de ces catégories auront peut-être du mal à trouver un travail, car les exigences pour les employés étrangers sont plutôt élevées dans cette ville », dit M. Williams, qui se considère comme chanceux.

Mais tous les jeunes étrangers à Shanghai ne sont pas aussi chanceux.

Ainsi de Piero Marzullo, une jeune Italienne de 23 ans qui cherche du travail à Shanghai depuis plus de deux mois : « J'ai obtenu mon diplôme l'année dernière, mais sans aucune expérience professionnelle, et j'ai étudié à Shanghai et à Beijing ces deux dernières années », dit-elle.

« J'ai envoyé des milliers de candidatures à des entreprises de Shanghai, et je n'ai eu en fin de compte qu'une vingtaine d'entretiens, ce qui fait que je doute que parler couramment chinois suffit pour trouver un travail en Chine », dit-elle.

Elle a remarqué que la plupart des emplois offerts aux étrangers à Shanghai sont liés à la gestion d'affaire, au marketing et à la finance. Hélas, elle n'a pas d'expérience dans aucun de ces domaines.

« Avec un peu de chance, j'espère trouver un boulot qui convient à ma formation dès que possible, avec un salaire mensuel de base de 7 000 Yuans environ (1 100 Dollars US) », dit-elle

Un certain nombre de chasseurs de têtes et de consultants en ressources humaines ont ouverts des sections spéciales destinées à aider les étrangers à trouver un emploi.

« Nous avons remarqué que certains jeunes diplômés ont des problèmes à trouver un travail en Chine, car ils manquent d'expérience professionnelle, qui est essentielle si un étranger veut travailler dans le pays. Nous leur avons conseillé de retourner dans leur pays d'origine, et de revenir quand ils auront acquis au moins deux ans d'expérience », dit Tan Qian, représentant commercial en charge du recrutement étranger chez FESCO Adecco, une des entreprises les plus importantes en matière de services en ressources humaines en Chine.

En tant que société de services en ressouces humaines, FESCO Adecco a conclu un accord de longue date avec le Gouvernement Sud-coréen pour organiser deux salons de l'emploi chaque année à Shanghai et Beijing pour aider les Sud-coréens à trouver un travail en Chine.

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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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