Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>Vie SocialeMise à jour 05.01.2012 16h09
Personne ne se soucie du travail des dispensateurs de soins

La Chine s'efforce de fournir un nombre suffisant d'aidants pour les personnes âgées, particulièrement dans les grandes villes. La plupart des jeunes travailleurs migrants sont peu disposés à travailler à ce titre, car il y a peu de sécurité d'emploi pour eux.

Guan Jingpei, 88 ans, résidant de l'arrondissement Dongcheng de Beijing, souffre d'une perte de la vue et de l'ouïe à cause du diabète. Il a besoin d'un soutien intensif quotidien.

M. Guan, qui vit avec sa femme de 78 ans, retire une pension mensuelle de 3 600 yuans (572$) — sa seule source de revenus.

La famille de M. Guan a offert de verser 1 600 yuans par mois à un dispensateur de soins, mais aucun des quatre candidats qui ont été interviewés n'a accepté ce travail.

« Ils ont tous demandé un salaire plus élevé, allant de 2 000 à 2 500 yuans, et l'un d'eux a exigé d'avoir sa propre chambre, ce qui était au-delà de nos moyens » a déclaré la femme de M. Guan au téléphone.

Xu Weijiang, directeur du Bureau du Comité sur le vieillissement de l'arrondissement Dongcheng, a indiqué que près de 30 % des 200 000 résidants âgés de l'arrondissement avaient besoin de dispensateurs de soins, alors que moins de la moitié profitent de tels services à la maison.

La pénurie de main-d'œuvre dans la prestation de soins à domicile pour les personnes âgées est aiguë dans les grandes villes. Il y a une pénurie de 20 000 à 30 000 aidants pour prendre soin des personnes âgées à la maison à Wuhan, capitale de la province du Hubei, en Chine du Centre, a déclaré Li Shulin, directeur adjoint de l'association du secteur des services de soins à domicile de Wuhan.

La Chine aura besoin de plus de 5 millions d'aidants pour s'occuper de la population vieillissante en 2015, selon un avis publié par le Conseil des affaires d'État en décembre.

Wang Zhiqiang, qui exploite une agence de soins à domicile à Beijing depuis près de 15 ans, a déclaré que le recrutement de dispensateurs de soins à domicile est plus difficile de jour en jour.

L'entreprise de M, Wang avait enregistré environ 60 000 dispensateurs de soins à domicile en 2004. Ce nombre a continué de diminuer ces trois dernières années, passant de 8 000 en 2009 à 6 000 en 2011.

« Environ 90 % des aidants de notre entreprise sont des travailleurs migrants de 30 à 50 ans. Il est difficile de trouver de jeunes travailleurs dans la vingtaine », affirme M. Wang.

La plupart de ces travailleurs sont des femmes – soit des migrants venant des régions rurales, soit des citadins qui ont été licenciés. Ils trouvent un travail d'aidant par l'entremise de leur réseau personnel, d'agences intermédiaires ou par les entreprises fournissant des services de soins à domicile.

Dans les provinces à forte intensité de main d'œuvre, les dispensateurs de soins demandent des salaires plus élevés, déclaré M. Wang, tout au moins quand ils sont disposés à travailler en tant que tel.

Selon Wang, seulement trois candidats se sont présentés après qu'il eut dépensé environ 100 000 yuans en publicité de recrutement dans trois villes de la province du Hubei, au début de 2011.

« Pour les jeunes travailleurs migrants, le travail ne consiste pas seulement à gagner de l'argent. Ils se préoccupent également de savoir si ce travail est intéressant et s'il peut aider à atteindre leurs objectifs », dit-il.

Travailler dans la maison de quelqu'un se traduit en des occasions limitées de réseautage social et par une routine pénible. Par conséquent, les jeunes travailleurs migrants préfèrent travailler dans des usines et des restaurants, affirme M. Wang.

Liu Xiaomei est arrivée à Beijing de la province de l'Anhui, en Chine de l'Est. Elle travaille maintenant dans un restaurant. « Je n'ai jamais songé à être dispensatrice de soins à domicile parce que ce travail est ennuyeux. Comme serveuse, je peux rencontrer des gens différents et j'apprends à cuisiner. J'espère pouvoir un jour ouvrir mon propre restaurant à Beijing », a déclaré la jeune femme de 23 ans.

Garder des enfants est mieux que s'occuper des personnes âgées, car le salaire est plus élevé. À Beijing, les gardiennes d'enfants peuvent, en moyenne, gagner au moins 500 yuans de plus que les dispensateurs de soins pour les personnes âgées, confirme Li Dajing, directeur de l'Association des services à domicile de Beijing.

Chen Qunqiong, un aidant de 49 ans de la province du Sichuan, en Chine du Sud-Ouest, a déclaré au China Daily que travailler pour des personnes âgées peut s'avérer déprimant.

Source: China.org.cn

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Concours d'articles originaux sur le thème « le Quotidien du Peuple en ligne et moi »
Sélection du Renminribao du 5 janvier
Nouvelles principales du 4 janvier
Faire de plus grands efforts pour pouvoir parvenir au niveau mondial des classes moyennes
Une nouvelle guerre froide pourrait-elle éclater?
Barack Obama joue à nouveau la carte anti-Chine