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Français>>Vie SocialeMise à jour 01.02.2012 16h26
La protection des ressortissants chinois à l'étranger : un vrai casse-tête pour la Chine

Parmi les travailleurs de Sinohydro Corporation qui ont fait dernièrement l'objet d'une attaque au Soudan, certains ont été secourus et libérés, mais d'autres sont toujours retenus en otage et leur malheureux sort traduit justement le risque et l'imprévu auxquels doit faire face la Chine en appliquant la stratégie dite « sortir des frontières et aller à l'extérieur ». Suite à l'émergence de la Chine, il s'est produit de nombreux incidents navrants et désolants et dans la plupart des cas ceux-ci se passent à l'étranger dans des lieux et des endroits éloignés et reculés et les concernés sont souvent des ouvriers ou bien des commerçants chinois qui passent inaperçu et qui mènent une vie obscure.

Dans la voie de son développement et de son renforcement, chacune des grandes puissances d'aujourd'hui avait passé par la phase de « la marche vers l'extérieur ». Par exemple pour les puissances européennes, elles s'étaient hasardées au risque du colonialisme maritime et avaient pu ainsi explorer et exploiter des « terres incultes non défrichées ». Il n'y avait alors de par le monde entier aucune règle et aucune force qui pourrait limiter et contenir leur désir toujours inassouvi et à cette époque-là les marchés ont été loin d'être divisés et partagés complètement et il n'y avait pas une opinion publique internationale qui fixe intensément le regard sur le moindre de leur geste. Maintenant que la Chine pense à « sortir de ses frontières » et à « aller à l'extérieur », elle s'aperçoit que presque tous les marchés ont été divisés et partagés et qu'il lui faut alors chercher et trouver des « coins ou des endroits obscurs qui ont été négligés et ignorés des devanciers » afin de pouvoir « extraire » et « retirer » un certain espace qui lui permettra de se développer.

Suite à la découverte du « nouveau monde » par des pays de l'Europe et de l'Amérique, l'exploration et l'exploitation qui ont fait suite ont été exécutées par la machine d'Etat alors que l'armée a joué un rôle non négligeable. Quant à la sortie vers l'extérieur de la Chine, elle s'effectue doucement et prudemment en prenant toutes les précautions nécessaires et dans la plupart des cas ce sont les entreprises qui prennent la tête et qui foncent en avant, tandis que les ouvriers et les commerçants sont en première ligne. Parmi celle-ci, il y a effectivement pas mal d'entreprises publiques chinoises, toutefois dans le grand défrichement contemporain, le rôle joué par les ouvriers et par les commerçants n'ont jamais été tellement important pour la Chine qui en tient grand compte. Les Chinois se sont aventurés surtout en Afrique et chaque pas qu'ils font en avant dépend principalement de la diligence, du zèle, de l'application et de l'endurance des travailleurs chinois qui peinent en première ligne et ce sont justement eux qui affrontent les épreuves et qui sont les plus aptes à supporter les difficultés et les privations, ce qui leur a permis de frayer une voie aux autres qui les suivent. En Guinée où le paludisme est chose fréquente, à peu près tous les travailleurs chinois ont attrapé cette maladie parasitaire du fait que le plasmodium sévit dans leur corps. Le contrat de travail qu'ils ont signé est pour un an à deux ans et ils ne peuvent retourner en Chine qu'au bout de cette durée. Pour assurer leur sécurité, ils ne peuvent s'éloigner de leur base de vie dans laquelle ils endurent toutes sortes de difficultés, tandis que la vie fade, insipide et monotone les ennuie au plus au point, ce qui fait qu'ils préfèrent rentrer au pays pour y mener la vie d'un nongmingong (travailleurs migrants d'origine paysanne), laquelle leur semble meilleure malgré que la rémunération est beaucoup moindre.

Pour ce qui est des Africains, les ouvriers et les commerçants chinois constituent à leurs yeux une notion beaucoup plus claire, plus distincte et plus explicite par rapport au concept de la « Chine », car ils présentent le vrai côté de la Chine ainsi que sa complexité et non pas sa « grandeur et splendeur fictives ». Ils apportent aux pays africains beaucoup de choses qui contribuent au bien-être de la population locale et à la création d'emplois qui profite à ces pays-là de même qu'à la Chine. D'autre part, ils contribuent par leurs efforts à l'augmentation de l'approvisionnement de l'énergie pour la Chine, ce qui ouvre une nouvelle voie à l'investissement chinois et à l'industrie chinoise.

La Chine ne peut se passer des ouvriers et des commerçants chinois qui se démènent en première ligne du grand défrichement, toutefois la force de l'Etat ne suffit pas à assurer la sécurité de chacun d'entre eux, du fait qu'ils sont tellement éparpillés et tellement dispersés qu'il y a beaucoup de difficultés pour les trouver.

L'infériorité de la production bas de gamme de l'économie chinoise est traduite non seulement dans la position qu'occupe sa production industrielle dans la chaîne de l'économie mondiale, mais surtout dans le niveau de « haute intensité de travail » dont l'économie extérieure a beaucoup de difficulté de s'en débarrasser. Parmi les puissances du monde qui s'adonnent toujours au grand défrichement, dans la plupart des cas c'est la Chine qui compte le plus de ressortissants qui travaillent dans les régions agitées et instables où le trouble et le désordre sont choses fréquentes. La protection pour chacune de ces personnes constitue un vrai casse-tête pour la Chine qui est obligé de considérer de façon dispersée et éparpillée l& sécurité des citoyens du pays.

Il faut agir malgré les difficultés. Dans notre monde d'aujourd'hui où la mission de l'Etat est étroitement liée au bonheur et à la sécurité du citoyen, pourvu que dans n'importe coin du monde il y ait un Chinois qui soit exposé au danger, l'incident pourrait remuer et bouleverser tout le pays et toute la société, alors que dans la plupart des cas, les ressortissants chinois à l'étranger n'ont aucune capacité d'auto-protection et, en plus, ils n'ont aucun contact avec les ambassades et les consulats chinois accrédités à l'étranger ni avec la communauté chinoise locale. Quant aux entreprises chinoises qui s'installent dans des pays étrangers, certaines d'entre elles n'ont pas étudié sérieusement les risques auxquels elles sont exposées ni le rapport entre la sécurité et le profit.

Les ressources disponibles de l'Etat affectées à la protection des ressortissants chinois des entreprises chinoises à l'étranger afin d'assurer leur sécurité ont été renforcées et accrues rapidement et dans de fortes proportions et les investissements dans ce sens ont augmenté davantage. Le gouvernement chinois doit prendre des dispositions énergiques non seulement en améliorant et en perfectionnant le mécanisme d'urgence prêt à toute éventualité des ambassades et des consulats accrédités à l'étranger, il est nécessaire en plus pour lui, en tenant compte de la réalité des régions à hauts risques, d'établir à l'intention des citoyens chinois et des entreprises chinoises un mécanisme de haute efficacité assurant leur sécurité.

La Chine n'est pas un pays impérialiste, c'est pourquoi sa politique stratégique dite « sortir des frontières et aller à l'extérieur » ne vise aucunement à l'agression, ni à l'invasion, ni au pillage et ni à la spoliation. Quant à l'intérêt que porte le gouvernement chinois et la société chinoise à la sécurité des ressortissants chinois à l'étranger, il se conforme de plus en plus au comportement d'un pays moderne. Dans le processus de l'émergence de la Chine, il faut faire en sorte que le prix payé à cet effet par ses citoyens soit le moindre et que tout fait pour que cela soit ainsi !

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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