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Français>>Vie SocialeMise à jour 28.03.2012 08h34
Le commerce illégal de reins humains se porte bien

Pour acheter un iPhone 4S. Pour payer un avortement à une petite amie. Pour retaper un camion.

Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles de nombreux Chinois font la queue pour vendre leurs reins à des trafiquants d'organes.

Avec plus d'un million de patients ayant besoin urgent d'une transplantation rénale chaque année et de nombreux donneurs sains et prêts à tout pour obtenir un peu d'argent, le commerce illégal est en plein essor, affirme le Nanfang Daily. Seules 4000 greffes de rein ont eu lieu légalement l'année dernière.

Certains trafiquants rôdent autour des hôpitaux tous les jours, en cherchant des patients susceptibles de devenir des acheteurs. Et il y a un réseau bien développé de recherche de « donneurs de rein », selon le journal.

Après une opération dans un hôpital non déclaré, He Qing, un jeune homme de 32 ans originaire de la province de l'Anhui, a reçu 20 000 yuans (2 375 euros) en liquide, ainsi qu'une cicatrice de 12 centimètres « qui ressemble à un mille-pattes rampant sur mon ventre », confie-t-il. Il a enfin pu rembourser ses dettes, aller chez le coiffeur, et s'acheter un téléphone portable. Mais en l'absence d'un rein, son état de santé s'est détérioré. « Je commence à regretter la vente de mon rein », déclare-t-il au journal. « Je suis plus mince et pâle de jour en jour. Si j'avais travaillé dur ces derniers mois, j'aurais pu gagner cet argent avec mes mains, plutôt qu'avec mon rein ». Il explique qu'il avait autrefois un bon emploi et une vie de famille heureuse. Mais quand sa femme l'a quitté avec leur fille, il a démissionné et s'est mis à boire. Finalement, il s'est retrouvé endetté de plus de 15 000 yuans sur deux cartes de crédit.

Plutôt que d'emprunter de l'argent auprès d'amis, il a pensé qu'il valait mieux vendre son rein.

« C'est mon propre problème et j'ai décidé de le résoudre moi-même », indique-t-il au journal.

Le reportage révèle beaucoup d'autres histoires sur ce qui motive les gens à se tourner vers les trafiquants de reins.

Xiao Ding, âgé de 22 ans et originaire de la province du Henan, s'est rendu dans la province de Guangdong sans un sou en poche, mais avec l'intention de vendre un rein pour récolter les 3 000 yuans nécessaires à l'avortement de sa petite amie.

A Guan, un jeune homme de 24 ans de la région autonome Zhuang du Guangxi, qui a été élevé par son grand-père, a décidé de vendre un rein pour acheter une police d'assurance qui fournirait au vieil homme un revenu d'appoint.

A Hao, jeune natif du Guangdong de 19 ans, déclare qu'il souhaitait vendre un rein pour s'acheter un iPhone 4S et qu'il convoitait également un iPad 2.

« Ceux qui veulent vendre leurs reins trouveront toujours une raison valable. Mais quoi qu'il en soit, ce ne sont pas de mauvaises personnes », explique un ancien intermédiaire nommé Ma Tao. Il précise que son rôle était de chercher des « donateurs » et de les amener dans des cachettes où ils attendaient avant de subir l'intervention chirurgicale.

Ils étaient généralement payés 20 000 yuans, indique M. Ma, soit seulement un dixième de la somme demandée par les trafiquants aux patients transplantés.

Source: xinhua

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