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Français>>Vie SocialeMise à jour 16.07.2012 15h06
Louis Vuitton s'attaque à la contrefaçon sur le marché chinois

La marque mondiale de luxe Louis Vuitton a récemment attaqué au tribunal certains magasins dans la province du Jiangsu avec des poursuites réclamant 500.000 yuans (78 500 $) en compensation d'une série de mesures de répression sur les contrefaçons.

La première audition d'une plainte contre un magasin à Nanjing Fashion Lady shopping Plaza a eu lieu le 4 juillet, au tribunal populaire intermédiaire de Nanjing.

Le verdict n'a pas encore été rendu.

Louis Vuitton a déclaré qu'il a récemment découvert des produits contrefaits vendus dans une boutique, qui se trouve dans la zone commerciale animée de Xinjiekou. La société a demandé à un cabinet d'avocats basé à Beijing d'adresser une lettre d'avertissement au centre commercial, l'obligeant à arrêter les ventes dans les sept jours ouvrables.

Toutefois, les produits étaient toujours dans les rayons un mois plus tard, laissant le magasin et le centre commercial s’accuser mutuellement.

La boutique pense que le centre commercial a également sa part de responsabilité pour n’avoir pas freiné les ventes.

Mais le centre commercial a clamé son innocence en indiquant avoir signé un accord avec les locataires interdisant les produits contrefaits.

«Nous interdisons le commerce illégal et les contrefaçons et toutes les boutiques ont pris leurs engagements par la signature de l'accord.

Donc, c’est à la boutique de porter seule la responsabilité», a déclaré un homme du bureau de la direction du centre commercial, qui a refusé de donner son nom.

Le centre commercial devra assumer la responsabilité si l’on peut prouver qu’il connaissait l’existance sur ces contrefaçons, selon certains experts.

"Une entreprise doit informer l'administrateur du centre commercial, qu’une boutique vend des produits contrefaits, car il est parfois difficile pour les gestionnaires d'examiner tous les magasins", a déclaré Wang Qian, professeur à l'Ecole de la propriété intellectuelle de l'Université des sciences politiques et juridiques de la Chine orientale.

Les magasins de Huanbei et de Taotaoxiang, deux autres centres commerciaux à Nanjing, où Louis Vuitton porte des accusations de ventes de contrefaçons, ont également été poursuivi, mais le tribunal n'a pas encore entendu cette affaire.

De faux portefeuilles et sacs à main Louis Vuitton avaient disparu des boutiques mardi.

"Nous ne vendons pas ces produits contrefaits», a déclaré une commerçante, la quarantaine d’années.

Aucun produit de contrefaçon n’a été vu dans sa boutique, qui est au premier étage du centre commercial.

Toutefois, les montres de luxe contrefaits et des produits cosmétiques, tels que Chanel et Armani, peuvent encore être vus dans de nombreux magasins.

"Nous avons l’habitude de voir un grand nombre de marques de luxe contrefaits, tels que Louis Vuitton, Gucci et Prada, dans ces centres commerciaux qui vendent des sacs", a déclaré une jeune fille nommé Wang, une étudiant en deuxième année de l'Université de Communication de Chine.

"Beaucoup d'amis préfèrent les produits de luxe copiés parce que les prix sont attractifs," a confié Wang.

Ye Boping, un juge du tribunal de la propriété intellectuelle de la Cour de Nanjing, a déclaré le cas Louis Vuitton pouvait déclencher une recrudescence des sociétés de luxe pour des poursuites contre les vendeurs de contrefaçons.

En mai 2010, Louis Vuitton a trouvé des produits contrefaits d'une valeur de 3 millions de yuans lors d'un raid de plusieurs zones commerciales à Nanjing.

La société a fait valoir une indemnisation totalisant 11 millions de yuans, en envoyant 17 magasins à la cour à Dalian, province du Liaoning, en Août 2011.
Mais certains experts ont déclaré que les actions n'ont pas réussi à résoudre le problème.

"Un nombre considérable de contrefaçons sont fabriquées et vendues par les travailleurs internes d'une entreprise, ce qui est largement connu dans l'industrie», a déclaré Zhou Ting, directeur de l'Institut de Fortune, Characteur qui fait des recherches sur les produits de luxe.

Zhou a dénoncé une pratique irresponsable envers les consommateurs.

"Les mesures de répression n'ont pas bénéficié à leurs clients, la compensation restant dans un cadre interne à la société, après avoir partagé certains des bénéfices avec les entreprises à la recherche des contrefaçons."

Louis Vuitton a indiqué qu'il disposait d'un département pour lutter contre les produits contrefaits et que leurs mesures de répression étaient coordonnées avec les organismes gouvernementaux.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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