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Français>>Vie SocialeMise à jour 23.07.2012 17h08
Vieillissement de la population : une question sociale

La situation des personnes âgées est devenue un problème social de plus en plus important en Chine, d'autant plus que la population vieillit rapidement. Fin 2011, il y avait environ 185 millions de personnes de plus de 60 ans en Chine. Près de la moitié d'entre eux vivent de façon autonome, en fonction de la prise en charge quant à la situation en Chine, résultant de la troisième enquête démographique des personnes âgées dans les zones urbaines et rurales publiée le 10 Juillet. Les soins et le soutien des personnes âgées préoccupent de nos jours, à l'heure où beaucoup ne voient pas leurs enfants adultes très souvent.

"Les enfants adultes sont tenus de rendre visite régulièrement à leurs parents", précise le projet d'amendement de la loi sur la protection des droits et intérêts des personnes âgées, qui a été soumis à l'APN au mois de juin.

Cependant, dans une enquête en ligne lancé par Sohu, le célèbre portail Web chinois, seulement un peu plus de la moitié des interrogés ont appuyé l'idée que "des visites régulières aux parents " deviennent une obligation légale.

Personne ne nie la bonne intention derrière l'idée de cette nouvelle législation. Mais le fait est que les enfants adultes ne sont pas toujours en mesure de rendre visite fréquemment à leurs parents et ce n'est pas simplement la question que certains d'entre eux ne veulent pas.

La migration de la population chinoise à grande échelle est la raison principale pour laquelle des enfants adultes sont séparés de leurs vieux parents. Les données provenant du Bureau national des statistiques montrent qu'en 2011, 158 630 millions de personnes ont travaillé loin de leur ville natale plus de six mois. Les travailleurs migrants peuvent difficilement se permettre la dépense de rendre souvent visite à leurs parents. Pour gagner sa vie et soutenir leurs familles beaucoup d'entre eux sont obligés de travailler des heures supplémentaires et de renoncer volontairement à un congé, ce qui rend difficile le retour chez les parents.

De plus, l'augmentation des incriptions au collège au cours des deux dernières décennies, signifie que plus de jeunes gens ont quitté leurs villes natales pour étudier, vivre et travailler dans les grandes et moyennes villes du pays. Beaucoup d'entre eux ne peuvent rendre visite à leurs parents qu'une fois par an, en raison du coût de vie et du temps nécessaire pour rentrer chez eux. De nombreux employés n'ont que cinq à dix jours de congés annuels. Dans de telles circonstances, rendre visite aux parents une fois par an est le mieux qu'ils peuvent faire.

Les autorités encouragent généralement les enfants adultes de vivre avec leurs parents. Mais le coût de la vie, les prix élevés de l'immobilier, à faible niveau et une mauvaise prise en charge et de la sécurité sociale et de l'assurance médicale pour les personnes âgées empêchent de nombreuses personnes de prendre leurs parents avec eux loin de leur ville natale.

Les changements dans la structure familiale ont également pour beaucoup augmenté le fardeau de la prise en charge parentale. La Chine a mis en place une politique de planification familiale du pays dans les années 1980, ce qui a conduit à l'émergence d'un «4-2-1» ou «4-2-2» unités familiales où deux adultes qui sont à la fois "enfant unique" doivent subvenir aux besoins de quatre anciens et élever un ou deux enfants après leur mariage. Avant l'introduction de la politique de planification familiale plusieurs frères et sœurs pouvaient entraider et soutenir leurs parents.

En un mot, rendre fréquemment visite aux parents est souvent un problème social plutôt que d'ordre moral.

Les juristes peuvent faire valoir que cet amendement peut devenir une base juridique pour les aînés afin de protéger leurs droits lorsque leurs enfants adultes ne parviennent plus à s'acquitter de leur obligation de soutien. Mais la visite en elle-même sera une maigre consolation pour les personnes âgées si elle est forcée plutôt que volontaire.

Dans cette perspective, ceux qui rendent souvent visite aux parents de par l'application de la loi, ne sera pas uniquement de répondre aux besoins émotionnels des personnes âgées, mais va ajouter une charge pour les enfants qui se trouvent loin de leurs parents.

Il n'y a rien de mal à défendre et promouvoir les valeurs sociales positives et les vertus traditionnelles, mais cela exige plus que de simples bonnes intentions. Sans le soutien institutionnel nécessaire, même avec la meilleure volonté du monde beaucoup de personnes seront incapables de prendre soin de leurs parents physiquement et émotionnellement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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