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Français>>Vie SocialeMise à jour 24.07.2012 09h54
Un second enfant, un choix qui gagne du terrain

Un nombre croissant de parents éligibles à cette politique souhaitent avoir un autre enfant.

Ainsi de Han Xue, mère de deux enfants, dont le second est né l'année dernière, dix ans après le premier. Mais malgré son éligibilité, le processus fut loin d'être une partie de plaisir et il s'est doublé d'un véritable parcours du combattant bureaucratique.

Mme Han, âgée de 31 ans, estimait que deux enfants se tiendraient compagnie l'un à l'autre, et que cela lui garantirait, à elle et à son mari, un meilleur soutien lors de leur vieillesse.

« Dès que mon premier enfant a eu quatre ans, nous avons rempli une demande de permis pour avoir un second enfant au bureau du Gouvernement qui supervise la rue où je suis née », dit Mme Han.

Tant Mme Han que son mari sont enfants uniques, et en vertu de la politique de planning familial introduite dans les années 1970, ils ont le droit d'avoir un second enfant.

Un nombre croissant de parents se situant dans cette catégorie font ce choix.

La ville de Nanjing, capitale de la Province du Jiangsu, en est un exemple parfait. Les demandes qui ont été déposées dans cette ville sont passées de 85 en 2007 à 600 l'année dernière, selon les autorités du planning familial.

Dans le même temps, le nombre de couples urbains éligibles au second enfant a également augmenté, la génération des enfants uniques arrivant à l'âge du mariage.

A Nanjing, 10 000 couples sont éligibles chaque année, et les autorités estiment que d'ici 2015, près de 17% des couples de la ville seront en droit d'avoir deux enfants.

D'ores et déjà, près de 15% des femmes de Nanjing qui ont réservé un lit à la maternité pour le second semestre de cette année attendent leur second enfant.

Depuis 1985, les couples de la province sont autorisés à avoir un second enfant si les deux parents sont enfants uniques.

Dans la Province du Jiangxi, c'est à peu près la même histoire.

Ainsi à Jiujiang, une des grandes villes de cette province, le département du planning familial du District de Xunyang a reçu quinze demandes de second enfant entre mars et juin.

Toutes provenaient de couples qui sont eux-mêmes enfants uniques, et elles représentaient 31% des demandes lors de cette période.

« De plus en plus de couples de cette catégorie ont souhaité avoir un second enfant ces trois dernières années dans le district », selon Yu Liye, fonctionnaire dans ce service.

Cependant, les couples, dont celui de Mme Han, se plaignent du processus de demande, qu'ils jugent compliqué et bureaucratique.

« Je ne comprends pas pourquoi ils ont demandé le certificat de mariage de nos parents », dit-elle.

Le mari de Mme Han vient de la Province du Guangdong et ne possède pas de Hukou de Beijing –le permis de résidence- ce qui a fait que leur demande a dû attendre deux mois avant de recevoir l'autorisation.

Parmi les documents demandés figurent les permis de résidence, le certificat de mariage, les cartes d'identité, l'acte de naissance de leur fille et un certificat attestant que cette naissance était permise, ainsi que le certificat de mariage de ses parents et de ses beaux-parents.

Cependant, comparé avec l'expérience vécue par Wang Mei, Mme Han peut s'estimer heureuse.

Quand Mme Wang, âgée de 32 ans, a découvert, sans s'y attendre, qu'elle était enceinte à l'automne dernier, tant elle que son mari ont été enthousiastes et se sont dit que ce futur bébé était un don du ciel.

Les deux époux sont enfants uniques. Mais obtenir l'approbation fut tout sauf une partie de plaisir.

« Je n'ai pas de hukou de Beijing, ce qui fait que j'ai dû faire des centaines de kilomètres jusqu'à ma ville natale pour y obtenir des dizaines de coups de tampon sur les formulaires requis. Ces formulaires ne faisaient qu'attester que je n'avais été mariée qu'une seule fois et que je n'avais qu'un enfant », a t-elle expliqué au Beijing Evening News.

« On a même demandé à mes parents de demander une nouvelle version de leur certificat de mariage, parce que le nom de mon père qui figurait sur le certificat original était différente de celui inscrit sur le hukou », se souvient-elle.

Mais avoir tous les papiers conformes n'était pas encore suffisant.

« Le département du planning familial a demandé à dix voisins de discuter sur le fait de savoir si je pouvais avoir un second enfant ou non. Et tous leurs avis ont été publiés dans ma résidence », a t-elle ajouté.

Quand elle a fini par obtenir le permis de naissance, elle était déjà enceinte de sept mois... « Notre joie a été gâchée par les procédures bureaucratiques », a t-elle dit.

Yu Liye, à Jiujiang, a confirmé que telle était bien la procédure tout en admettant qu'il « fallait un peu de tolérance ».

« La procédure d'obtention d'un permis pour ceux qui veulent un second enfant demande du temps, aussi ces personnes devraient-elles l'entamer de manière précoce, disons après la naissance de leur premier enfant », dit-il.

Jusqu'à présent, la totalité des 31 provinces, régions autonomes et municipalités du Continent ont ajusté leurs politiques, permettant aux couples qui sont enfants uniques d'avoir un second enfant. La dernière province à l'avoir fait a été le Henan, la province la plus peuplée de Chine, l'année dernière.

Il est important que les couples demandent une autorisation d'abord, faute de quoi ils devrnt payer des frais d'entretien social, et cela malgré leur éligibilité.

Les frais varient d'une région à l'autre. Dans la Province du Jiangsu, ils représentent 40% du revenu annuel net par tête des résidents urbains, qui se montait l'année dernière à 10 536 Yuans (1 653 Dollars US).

Yuan Xin, Professeur à l'Institut de la Population et du Développement à l'Université Nankai de Tianjin, estime que la politique de planning familial devrait être ajustée en fonction du changement de la situation concrète.

« En fin de compte, les couples chinois devraient être autorisés à avoir autant d'enfants qu'ils le souhaitent », dit-il.

Il a également écarté le moindre risque de voir la population exploser, car les tendances établissent sans conteste que les gens, en particulier dans les grandes villes, ont tendance à avoir de petites familles, même si aucune limite n'est imposée.

Une enquête menée en août de l'année dernière par l'Académie des Sciences Sociales de Shanghai et la Fédération des Femmes de Shanghai ainsi découvert que 45% des familles de Shanghai avaient décidé de ne pas avoir de second enfant, du fait des coûts élevés.

Auteur : Wang Qingyun

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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