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Français>>Vie SocialeMise à jour 13.08.2012 16h26
Deux poids deux mesures sur Internet ou l'hypocrisie américaine

« Si vous pensez publier sur Twitter des messages incluant des mots tels que ‘porc' (pork), ‘nuage' (cloud) ou ‘Mexique', faites attention ! Parce que ces mots pourraient alerter les services de sécurité américains. » Ce reportage sur la surveillance en ligne des autorités américaines a été publié sur le site économique américain Forbes, dont l'auteur exprime son mécontentement et son impuissance à cet égard.

Selon un article publié récemment par le site du journal britannique Daily Mail, le Department of Homeland Security (le ministère américain de la sécurité intérieure) utilise une liste de mots-clés et expressions pour surveiller divers sites de réseaux sociaux. La liste a été obtenue et postée par l'Electronic Privacy Information Center.

Cette liste comprend au total environ 370 termes, y compris un certain nombre de termes de recherche auxquels on pouvait bien sûr s'attendre, tels que « attaque », « bombe radiologique » (dirty bomb), « terrorisme », « Al-Qaïda », mais aussi d'autres mots a priori anodins comme « ouragan », « séisme », « pont », « électricité » et même « porc » qui n'ont rien à voir avec le terrorisme.

Les mots sur la liste font partie du contenu du 2011 Analyst's Desktop Binder, un manuel utilisé par les analystes du National Operations Center qui ont pour mission d'identifier les rapports médiatiques négatifs pour le DHS et ses activités.

Dans une lettre au Sous-comité de la Chambre sur la lutte contre le terrorisme et le renseignement, l'Electronic Privacy Information critique l'aspect vague et ambigu de la liste.

Un officiel du DHS a souligné qu'il ne recherche pasà déceler sur Internet un mécontentement général mais bien des preuves de menaces potentielles, tout en admettant que la liste a des aspects vagues et a besoin d'être mise à jour.

La mise en oeuvre du «Patriot Act » après les attaques du 11 septembre a donné aux autorités américaines un accès facile aux informations privées. Le gouvernement américain peut ainsi surveiller tout contenu en ligne censé nuisible à la sécurité intérieure. Il est aussi possible qu'Internet soit coupé par le gouvernement en cas d'urgence. Mais le public se méfie et craint que le gouvernement n'abuse ainsi de son pouvoir. Selon Forbes, ce qui n'est pas divulgué est de savoir comment les analystes obtiennent l'accès aux différents moteurs de recherche et réseaux sociaux pour surveiller les mots-clés indiqués.

Il est à noter que les Etats-Unis ne manquent jamais de promouvoir « la liberté sur Internet » dans le monde, tout en intensifiant leur surveillance en ligne à l'intérieur de leur propre territoire. Selon un article publié l'an dernier par le New York Times, l'administration Obama était en train de créer à l'échelle mondiale des réseaux « ombre » d'Internet et de téléphonie mobile pouvant être utilisés par les dissidents iraniens, syriens pour contourner la censure gouvernementale. Le gouvernement américain appelle également à profiter des réseaux sociaux et de portails de vidéo en ligne pour « promouvoir la démocratie », dans certaines régions...
Intensifiant la censure chez eux et préconisant la liberté à l'étranger, les Etats-Unis ont toujours suivi un double standard sur les questions de la démocratie et des droits de l'homme et il ne fait guère de doute qu'ils continueront à l'appliquer à l'ère d'Internet.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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