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Une promenade en tricycle dans les hutong de Beijing permet aux touristes de découvrir le plus clair de la vie ordinaire des habitants dans un cadre traditionnel. Les hutong sillonent cette ville telles les veines et les artères dans le corps humain. On en compte 360 grands. Quant aux petits, ils sont "nombreux comme les poils d'un boeuf."  La zone urbaine de Beijing en posséderait 4 550 toutes dimensions confondues. Si vous les mettiez bout à bout, les hutong seraient presque aussi long que la Grande Muraille.

Il est difficile de trouver une traduction exacte au mot "hutong." Certains le traduisent par "ruelle", mais ceci renvoie facilement aux images d'espaces oubliés et sans vie, étouffés sous les cartons et les chiens errant entre les gratte-ciel urbains comme l'on le connaît en Occident. Le hutong de Beijing est tout l'opposé de cette image: c'est là que se concentrent la vie de Beijing et ses moeurs et coutumes. Des communautés compactes y vivent; des familles s'amusent, voyagent, achètent, bavardent et échangent dans ces ruelles.

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Des maisons carées

L'apparition du hutong remonte à la dynastie des Yuan (1271-1368.) Le vieux Beijing était formé de complexes d'habitation emmurés appelés siheyuan ou cour carrée. Ces cours étaient baties côte à côte et donnaient toutes dans la même direction.

Pour en faciliter l'accès, on avait aménagé des ruelles qui s'entrecroisaient. Au fil du temps, la cours carrée n'était plus occupée par une seule famille, mais plusieurs, ce qui a donné lieu à la création d'autres ruelles à
son intérieur. Ces dernières sont encore plus sinueuses et embrouillantes que les premières. Les hutong sont donc formés de la combinaison de ces deux types de ruelles d'accès.

La cour carrée (siheyuan) est entournée d'une enceinte de mur. La porte d'entrée s'ouvre au coin sud-est, nord-ouest ou nord-est (localisation de bon augure), avec les blocs de pierre sculptés qui la flanquent et les avant-toits gravés. Son embrasure est profonde et les battants sont peints généralement en rouge avec un seuil de 0,3 m de haut. Derrière la porte se dresse un mur-écran en brique qui protège la cour contre les regards des étrangers et les mauvais génies. Il est orné de motifs et de scuptures en bas relief.

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La Maison du Prince Gong

Derrière l'écran, une autre porte mène à la cour-jardin sur laquelle se trouve une maison principale de plain-pied à cinq pièces servant de salle de réception. Des passages couverts relient les autres batiments latéraux les uns aux autres. Au-delà de l'édifice principal s'étend la cour centrale, à laquelle donne accès une autre porte de la cour avant.

Au fond de la cour, une maison donnant au sud est réservée au maître de maison et les autres à ses descendants. Les pièces latérales de la maison du maître sont la cuisine, la toilette, le dépôt, les chambres de servantes. Ce schéma peut être doublé, triplé ou quinduplé en fonction du statut social et de la richesse du propriétaire.

Si l'on désire vraiment apprendre quelque chose de significatif sur la Chine et sur le mode de vie des Chinois, une balade au sein de l'écheveau des hutong est essentielle. Pour un touriste à Beijing, la meilleure façon de visiter les hutong est de se promener en cyclo-pousse. Cette excursion vous fait pénétrer au coeur même de la vie des habitants.


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