| Issue de la famille d'un gastronome des Qing, la cuisine des Tan
est devenue une école culinaire de Beijing.
Le mandarin Tan
Zongjun et son fils étaient de fins gourmets. Pour le plaisir de leur fine bouche,
ils engageaient au prix fort des cuisiniers renommés et étudiaient leur art.
Une fois assimilées les recettes de ces derniers, ils les congédiaient et en
embauchaient de nouveaux. Petit à petit, la famille créa elle-même une
cuisine propre, qui était fort appréciée par ses convives. Peu après
la fin de la dynastie des Qing, la famille Tan périclita aussi. Pour gagner sa vie,
le fils Tan Zhuangqing tenait un petit restaurant, qui obtint une grande réputation
grace à sa cuisine familiale.
La cuisine Tan, basée
sur celle du Guangdong, assimile les meilleures recettes des autres écoles. Elle se
caractérise par le goût propre aussi bien aux sudistes qu'aux nordistes (les
premiers étant friands de plats sucrés et les derniers, de plats salés),
la diversité des condiments, et l'absence de glutamate de sodium (weijing), un
assaisonnement chimique utilisé comme agent de sapidité dans la cuisine
chinoise.
En 1958, la cuisine
Tan est entrée dans l'Hôtel de Beijing cinq étoiles, devenant l'une de
ses quatre grandes cuisines, les trois autres étant les cuisine du Sichuan, du
Guangdong (Canton) et du Jiang-Huai (la province du Jiangsu.) Elle est réputée
pour les plats "Poulet aux champignons à la vapeur" et "Canard au
crabe." |