Né en 1357
dans le Qinghai et décédé en 1419, Tsong Kaba était le réformateur
du lamaïsme. Au 10ème siècle, le bouddhisme tibétain était
divisé en quelques sectes. Ces sectes préféraient la doctrine
ésotérique à la doctrine exotérique et violaient fréquemment
les disciplines religieuses. Certains de leurs adeptes s'adonnaient à la débauche.
Mécontent de ce désordre, Tsong Kaba fonda la secte Gelug, préconisant
la nouvelle doctrine combinant les deux doctrines, l'assainissement des monastères,
l'interdiction aux lamas du mariage et des vins, et l'annulation du régime de
succession héréditaire du chef spirituel. Ses adeptes portaient les bonnets
jaunes pour se distinguer des autres sectes. L'application des nouvelles disciplines
valait à la secte jaune un vaste soutien de la population tibétaine. Le
Gelug, prit peu après les pouvoirs temporel et spirituel du Tibet, grace à
la préférence que lui accordaient les empereurs des Ming et des Qing.
Tsong Kaba avait
deux disciples importants, le Dalaï-Lama et le Panchen Lama. Après son décès
en 1419, ils s'occupaient respectivement des affaires religieuses et administratives. Leur
succession était décidée selon le système de réincarnation,
établi par Tsong Kaba.