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Prochaine ouverture en Tanzanie de la réunion sur le gouvernement de transition burundais
Les signataires de l'accord de paix burundais tiendront une réunion de deux jours à partir de vendredi à Arusha, ville tanzanienne du nord, avant un sommet régional prévu pour lundi prochain, a dit Mark Bomani, un assistant de Nelson Mandala, médiateur en chef et ex-président sud- africain.
M. Bomani a dit mercredi à Dar es-salam que les délégués représentant les partis signataires à l'accord de paix signé en août dernier à Arusha auront des entretiens préparatoires en se concentrant sur la composition du futur gouvernement de transition et un calendrier pour l'application de l'accord de paix.
L'accord n'est pas encore appliqué jusqu'ici en raison essentiellement de l'absence d'un cessez-le-feu entre le gouvernement conduit par les Tutsi et les rebelles Hutus et de l'absence d'un consensus sur la question de savoir qui doit diriger la transition.
Les signataires réaffirmeront la décision prise la semaine dernière à Pretoria, Afrique du sud, pour autoriser Pierre Nuyoya, un Tutsi, qui a saisi le pouvoir à l'issue d'un coup d'Etat en 1996, à diriger les 18 premiers mois de la période de transition de trois ans.
Le vice-président sera Domitien Ndayizeye, aussi secrétaire général du Front pour la Démocratie au Burundi (FRODEBU), le plus grand parti Hutu dans cette république d'Afrique centrale dévastée par la guerre.
La percée, qui est intervenue après environ un an d'impasse, demeure cependant sans un cessez-le-feu avec les deux principaux groupes rebelles Hutus, CNDD-FDD et FNL.
Des entretiens séparés seront tenus avec les dirigeants des groupes armés par Jacob Zuma, vice-président d'Afrique du sud, et Omar Bongo, président du Gabon, pour les convaincre de déposer les armes et d'accepter un accord de paix.
Selon M. Bomani, les rebelles n'ont pas été invités au sommet régional sur le Burundi.
Environ 14 chefs d'Etat participeront au sommet. Les pays invités sont la Tanzanie, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC), la Zambie, et le Burundi, qui forment l'initiative des Grands Lacs sur le processus de paix burundais.
Les autres pays invités sont la Libye, l'Afrique du sud, l'Ethiopie, le Ghana, le Sénégal, le Nigeria, et le Gabon.
Plus de 250 000 civils au Burundi ont été tués depuis 1993 dans des combats ethniques entre la majorité ethnique les rebelles hutus et le gouvernement et l'armée dominés par la minorité tutsi.
M. Mandela, qui a succédé à Julius Nyerere, ancien président tanzanien pour offrir sa médiation aux négociations de paix burundaises en décembre 1999, se trouvera à Arusha lundi matin.
Cependant, six partis d'opposition pro-tutsis qui se trouvent aussi parmi les 19 signataires de l'accord de paix, ont affirmé mercredi qu'ils boycotteront le sommet après que Mandela eut annoncé que l'actuel président Tutsi Buyoya sera le premier dirigeant de la transition du Burundi, a rapporté l'agence de presse indépendante Hirondelle.
Alphonse Rugambarara, porte-parole des cinq partis pro- tutsis qui appuient le candidat alternatif Epitace Bayaganakandi, a dit qu'ils ne viendront pas à Arusha.
"Nous avons reçu une invitation du médiateur, mais nous avons décidé de ne pas venir parce que le médiateur a décidé de nous exclure de l'accord", a dit le porte-parole.
Un autre parti pro-tutsis, PARENA, qui soutient son propre dirigeant Jean-Baptiste Bagaza pour assumer la présidence de transition, a dit aussi qu'il ne viendra pas.
Le PARENA n'a pas été invité à Pretoria parce qu'il refusait de signer un engagement à appliquer l'accord de paix. Cependant, il a reçu une invitation au sommet.
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