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Mise à jour 14:16(GMT+8), 28/11/2001
MONDE  

Bonn : Les négociateurs afghans veulent aller vite

La conférence inter-afghane sur l'avenir politique de l'Afghanistan s'est ouverte mardi 27 novembre à Bonn sur une note d'espoir, en se disant prête à trouver un accord dans les trois ou cinq jours, mais s'est montrée très prudente sur les questions de sécurité.

D'après l'AFP, ces 28 délégués "sont convenus qu'ils désiraient travailler ici à Bonn trois à cinq jours. Ils espèrent parvenir dans cette période à un accord sur les points de l'agenda" de négociation retenue, a indiqué devant la presse M. Ahmad Lawzi, porte-parole du représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan Lakhdar Brahimi.

Les Nations unies sont les parrains de cette conférence fortement voulue par la communauté internationale.

L'ordre du jour propose aux représentants de se mettre d'accord sur la formation d'un gouvernement et d'un parlement intérimaires chargés de préparer au cours des six prochains mois la réunion d'une Loya Jirga. Cette assemblée traditionnelle serait à son tour chargée de nommer un gouvernement et un parlement cette fois "transitoires", jusqu'à l'approbation d'une constitution dans les deux ans.

A écouter les quatre délégations qui se sont exprimées mardi matin en séance plénière, cet objectif semble à portée de mains.

L'Alliance du Nord, qui a reconquis Kaboul le 13 novembre, a assuré ne pas vouloir rester seule au pouvoir en Afghanistan. "Nous n'aurions aucune fierté à monopoliser le pouvoir", a déclaré Younis Qanooni, le ministre de l'Intérieur et chef de la délégation de l'Alliance.

Les détracteurs de l'Alliance du Nord la soupçonnent pourtant de vouloir s'éterniser au pouvoir à Kaboul, forte de la conquête de cette ville qu'elle a convoitée pendant cinq ans avant de la reprendre aux talibans.

Les autres délégations, essentiellement composées de Pachtounes, l'ethnie principale en Afghanistan, n'ont pu qu'approuver cette volonté de partage du pouvoir.

Abdul Sattar Sirat, chef de la délégation dite de Rome représentant l'ex-roi d'Afghanistan Zaher Shah, qui vit en exil dans la capitale italienne, a ainsi estimé que la conférence de Bonn était l'occasion de poser la première "pierre" pour fonder un nouvel Afghanistan.

Auparavant, le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer avait appelé ces quatre délégations afghanes à faire face à leurs responsabilités. "C'est à vous, représentants de l'Afghanistan, de saisir ce moment historique", a averti M. Fischer, en ouvrant cette conférence.

Le représentant spécial des Nations unies pour l'Afghanistan, Lakhdar Brahimi, a lu de son côté un message du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan qui a exhorté lui aussi les délégués à saisir cette "chance historique".

Pour accentuer cette pression, l'ONU a fait intervenir par téléphone un dirigeant pachtoune du sud de l'Afghanistan, Sayed Hamid Karzai, devant la conférence. Ce dernier a averti ces délégués que le peuple afghan attendait d'eux qu'ils se mettent d'accord sur le principe d'une Loya Jirga, seul moyen de parvenir à un gouvernement légitime.

Les Nations unies comme M. Fischer ont aussi beaucoup insisté sur les gains à attendre d'un accord politique à Bonn. "Le message de Bonn sera vital" avant la conférence des donateurs prévue la semaine prochaine à Berlin et en janvier au Japon, a averti le porte-parole du représentant de l'ONU.

La question du retour à la sécurité semble en revanche avoir été quelque peu mise de côté. L'Alliance du Nord est fermement opposée au déploiement d'une force internationale, a rappelé un de ses délégués.

Le point de l'ordre du jour de la conférence concernant les mesures pour assurer la sécurité en Afghanistan "est ouvert et flexible, et laisse aux Afghans le soin de décider quel genre de mesures ils veulent voir", a prudemment noté le porte-parole onusien.




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La conférence inter-afghane sur l'avenir politique de l'Afghanistan s'est ouverte mardi 27 novembre à Bonn sur une note d'espoir, en se disant prête à trouver un accord dans les trois ou cinq jours, mais s'est montrée très prudente sur les questions de sécurité.

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