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Israël : La riposte de Sharon ciblée sur Arafat ébranle sa coalition
Selon Reuter, ces dernières 24 heures, Tsahal a frappé une série de symboles de l'Autorité autonome présidée par Arafat à Gaza et en Cisjordanie, allant jusqu'à frapper à quelques dizaines de mètres du bureau où il se trouvait mardi matin à Ramallah, sans le toucher.
A Gaza ont été visés ses hélicoptères, son héliport, le nouvel aéroport international, un immeuble de la Force 17, la garde prétorienne du président palestinien; ainsi qu'un bâtiment de la sécurité préventive, dans le camp de Khan Younès. Bilan de ces attaques, deux morts au moins et plus d'une centaine de blessés, selon des sources médicales.
A Ramallah, où Arafat se trouvait lundi soir durant l'attaque contre Gaza, un hélicoptère israélien a tiré un missile sur une des entrées du complexe présidentiel, tandis que des blindés ont pris position à proximité pour mieux intimider Arafat, qui est indemne. Tsahal a également frappé et pénétré à Toulkarem et Kalkilia, dans le nord de la Cisjordanie.
Les dirigeants palestiniens ont dénoncé la volonté délibérée de Sharon de détruire le processus de paix et l'Autorité autonome, et ont demandé à la communauté internationale de "faire cesser la folie de Sharon", dont Shimon Peres s'est désolidarisé, provoquant la pire crise politique depuis l'entrée en fonction du gouvernement d'unité nationale en mars dernier.
Les travaillistes se sont dissociés de l'action de Sharon qui présente l'Autorité autonome comme "une entité de soutien au terrorisme".
"Nombre de membres de mon parti pensent que le moment est venu de quitter le gouvernement", a déclaré Peres mardi à Bucarest, où il a assisté à une réunion de l'OSCE, avant de préciser qu'une décision serait prise à son retour.
Ils le feraient si Sharon poussé par une extrême droite qui menace-t-elle aussi de claquer la porte "cognait" plus fort, estiment-ils.
D'après Peres, il s'agit de "combattre la terreur mais non pas renverser l'Autorité palestinienne".
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