 |
Le secrétaire d'Etat américain part en mission au Moyen-Orient
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a quitté Washington dimanche soir pour se rendre au Maroc, entamant ainsi sa mission à la recherche de la paix au Moyen-Orient.
Dans une interview accordée à la NBC, M. Powell a fait savoir que sa mission commencerait par des consultations avec les pays arabes amis des Etats-Unis.
"Je vais le faire demain au Maroc avec le prince héritier Abdullah, auteur de l'initiative saoudienne très importante qui nous donne une vision sur les façons dont Israël peut vivre avec ses voisins arabes d'une manière pacifique", a déclaré M. Powell.
"Je vais rencontrer le roi Mohammed au Maroc avant d'aller en Egypte pour consulter le président Moubarak", a-t-il poursuivi.
Ensuite, M. Powell séjournera en Espagne pendant une journée où il s'entretiendra avec des dirigeants de l'Union européenne, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov, avant de partir pour Jérusalem discuter avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon.
Il a affirmé qu'il pourrait s'entretenir avec le dirigeant palestinien Yasser Arafat "si les circonstances le permettent", et demandé à M. Arafat d'appeler publiquement à un arrêt de la violence.
Il a indiqué qu'il ne s'attendait pas à la conclusion d'un accord de paix à cette occasion, mais qu'il consacrerait "autant de temps et efforts qu'il peut" afin de désamorcer l'actuelle crise israélo-palestinienne.
Dimanche, la conseillère de M. Bush pour la sécurité nationale Condoleezza Rice a déclaré que le président américain comprenait les difficultés israéliennes de se retirer des territoires palestiniens, mais souhaitait que les Israéliens commencent le processus.
Lors d'une conférence de presse à la suite de la visite du Premier ministre britannique Tony Blair au Texas et durant une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon dimanche, M. Bush a appelé à un retrait israélien de la Cisjordanie sans délai.
Pourtant, une déclaration diffusée par le bureau de M. Sharon a justifié la poursuite des opérations militaires israéliennes prétextant qu'Israël opérait dans des conditions difficiles dans les villes cisjordaniennes.
"Il existe un grand nombre d'armes, d'explosifs et de terroristes armés", note cette déclaration sans évoquer la date poir mettre fin aux opérations israéliennes.
Cependant, Mme Rice a souligné "ce qui compte c'est que le retrait doit débuter maintenant, sans délai, et pas demain".
Les forces israéliennes ont commencé la semaine dernière leur incursion en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza en réponse à une vague d'attentats suicides prenant pour cible les civils israéliens. Lors de la fête de pâques, 27 Israéliens ont été tués dans la ville portuaire de Netanya dans le nord d'Israël.
Dimanche, M. Sharon a annoncé que les opérations militaires étaient décisives pour l'espoir israélien de vivre dans la paix, sans toutefois mentionner la date du retrait.
Côté palestinien, le négociateur en chef Saeb Erakat a qualifié la politique américaine dans cette région de partiale, et a critiqué Washington de ne pas envoyer M. Powell directement à la région en conflit, ni promettre une rencontre avec M. Arafat.
 |

Sous Cette Rubrique
|