 |
Le président français appelle les Palestiniens et Israéliens à la paix
Le président français Jacques Chirac a appelé solennellement lundi l'attention des Palestiniens et Israéliens sur la nécessité de cesser la violence et de trouver la voie raisonnable de la paix.
Très inquiet devant la gravité de la situation au Proche-Orient, M. Chirac a en effet reçu lundi à l'Elysée l'ambassadeur d'Israël Elie Barnavi et s'être entretenu par téléphone avec la déléguée générale de Palestine Leïla Shahid, qui se trouvait à Gaza.
Dans une déclaration faite dans le palais présidentiel à l'issue de ses entretiens avec les représentants d'Israël et de la Palestine, le chef de l'Etat français a affirmé: "j'ai dit à mes interlocuteurs l'émotion qui était la nôtre à l'égard de ce qui se passe autour de la basilique de la nativité à Bethléem et combien nous attachions d'importance au respect de tous les lieux de culte, qu'ils soient chrétiens, juifs ou musulmans."
M. Chirac a dit avoir indiqué à M. Barnavi "combien les exigences formulées, à plusieurs reprises et à l'unanimité, par le Conseil de sécurité de l'ONU devaient être respectées". Il a insisté sur "le retrait des forces israéliennes, le respect du droit international humanitaire et la protection des populations civiles et des ressortissants étrangers dans cette région".
S'adressant à Mme Shahid, M. Chirac lui a demandé de " transmettre un message au président de l'Autorité palestinienne ( Yasser Arafat) pour lui dire combien il nous apparaissait essentiel de faire les gestes nécessaires pour le cessez-le-feu et, d'autre part, pour arrêter définitivement les attentats terroristes qui sont aujourd'hui conduits régulièrement à l'encontre des populations et du peuple israélien".
"A chacun, j'ai exprimé la conviction qu'il n'y avait pas d'autre voie que la paix, qu'Israël ne trouverait pas sa sécurité par la force, pas plus que les Palestiniens ne trouveront la garantie de leurs droits par le terrorisme", a poursuivi M. Chirac, faisant valoir qu'Israéliens et Palestiniens "étaient condamnés non pas à la guerre mais à la paix".
"Il faut cesser cette violence", a affirmé le président français avant de conclure: "Seul le retour à la négociation est susceptible d'apporter une solution au problème dramatique qui se déroule dans cette région. Seule la paix permettra de cicatriser les blessures, les blessures du corps, les blessures du coeur, les blessures de la mémoire".
 |

Sous Cette Rubrique
|