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Texas : Bush satisfait de sa rencontre avec le prince Abdallah
 Texas : Bush satisfait de sa rencontre avec le prince Abdallah
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Le président américain George W. Bush s'est montré satisfait de son entrevue jeudi 25 au Texas avec le prince héritier saoudien Abdallah, assurant partager avec lui une vision identique de la paix au Proche-Orient, sans toutefois effacer les critiques de Ryad à l'égard de l'Amérique pour sa bienveillance envers Israël.
Signe que ces avertissements semblent avoir été entendus, au moins en partie, M. Bush a appelé Israël à achever son retrait en réglant pacifiquement les questions de Ramallah et Bethléem, à l'issue de cette rencontre dans son ranch, à Crawford, de cinq heures contre les deux prévues initialement.
Israël doit achever son retrait, ce qui doit inclure une solution non-violente à Ramallah et Bethléem", a déclaré M. Bush à la presse, allusion à la poursuite du siège du quartier général du président palestinien Yasser Arafat à Ramallah et à celui de la basilique de la Nativité à Bethléem, ou 200 Palestiniens armés sont encerclés depuis plus de trois semaines par les forces israéliennes.
Selon un haut responsable américain, Washington attend du Premier ministre israélien Ariel Sharon que ce retrait s'achève "sans délai". M. Bush a souligné aussi que "l'Autorité palestinienne devait faire plus pour arrêter le terrorisme" et que les pays arabes devaient "cesser les incitations à la violence". Il s'est efforcé d'illustrer cette affirmation en déclarant que Washington et Ryad partageaient "une même vision" de la paix avec "deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité".
Le prince Abdallah ben Abdel Aziz, n'a fait aucune déclaration. Mais durant la rencontre, son conseiller diplomatique Adel Al-Jubeir n'avait pas fait mystère des inquiétudes de plus en plus vives des dirigeants du Royaume devant ce qu'ils considèrent être un déséquilibre croissant de Washington en faveur d'Israël.
"Si on laisse la situation échapper à tout contrôle, cela aura de graves conséquences pour les Etats-Unis et leurs intérêts", a-t-il averti. "Une colère forte existe dans le monde arabe et islamique contre les Etats-Unis pour ce qui est perçu comme leur soutien, ou l'absence de tout effort pour retenir Sharon. Il n'y a aucun doute à ce sujet et le prince héritier voulait s'assurer que le président en est conscient", a poursuivi M. Al-Jubeir.
M. Bush et le prince Abdallah ont évoqué un "certain nombre d'idées" pour relancer le processus de paix, y compris celle d'une conférence internationale. "Mais nous n'avons pris aucune décision sur ce sujet, une telle conférence devant naturellement être préparée très soigneusement", a-t-il déclaré.
Ce responsable s'est également dissocié des menaces lancées régulièrement par M. Bush contre le président Saddam Hussein, un sujet abordé lors de cette rencontre.
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