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M. Bush propose la création d'un ministère de la Sécurité intérieure
Le président américain George W. Bush a proposé jeudi la création d'un nouveau ministère de la sécurité intérieure, proposition qu'il doit expliquer jeudi soir à 20h00, a annoncé la Maison blanche.
Les responsabilités de ce nouveau ministère, qui exige l'approbation du Congrès, s'étendront à quatre grands domaines: sécurité des transports et des frontières, préparation et réaction aux situations d'urgence, contre-mesures dans les domaines chimique, biologique et nucléaire, enfin analyse des informations collectées par le Bureau fédéral d'enquêtes (FBI) et la CIA, ainsi que la protection des infrastructures.
"L'objectif est de protéger le pays du terrorisme", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche Ari Fleischer, ajoutant que M. Bush était satisfait des réformes provisoires ordonnées depuis le 11 septembre.
Le porte-parole a précisé que le FBI et la CIA resteraient des agences indépendantes, la proposition n'apportant aucun grand changement pour ces organismes.
Cette proposition, qui représente la plus grande réorganisation du gouvernement depuis 1947, apportera des changements au sein du gouvernement sans alourdir la bureaucratie et ni coûter plus d'argent.
M. Bush a fait cette proposition alors que le Congrès américain a ouvert des audiences cette semaine sur l'échec des services d'informations à prévenir les attaques du 11 septembre. Le directeur du FBI, Robert Mueller, a témoigné jeudi devant le Congrès de la performance de l'agence avant et après les attaques.
L'administration Bush a été récemment l'objet des critiques qui lui reprochent de ne pas avoir assez fait pour prévenir les attaques du 11 septembre malgré une série de révélations et accusent la CIA et le FBI de n'avoir pas réussi à partager les informations ni à poser des questions sur l'incapacité du gouvernement à prendre en compte les indices avant-coureurs des attaques du 11 septembre.
Suite aux attentats du 11 septembre, M. Bush a créé un Bureau de la sécurité intérieure à la tête duquel il a nommé l'ancien gouverneur de Pennsylvanie, Tom Ridge.
Le Congrès américain demande à M. Bush d'élever le bureau au statut de ministère car les parlementaires auraient une autorité de contrôle sur le bureau de M. Ridge. En tant que conseiller présidentiel, M. Ridge a pu éviter de témoigner formellement devant le Congrès.
(Xinhua)
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