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Luxembourg : Les ministres de l'intérieur de l'UE approuvent un plan de gestion des frontières extérieures
Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont approuvé jeudi 13 juin à Luxembourg un plan espagnol prévoyant une série d'actions concrètes en vue d'une "gestion commune" des frontières extérieures.
Ce plan faisant l'objet d'un large consensus doit désormais être soumis aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui se réuniront les 21 et 22 juin à Séville (sud de l'Espagne).
Assorti d'un calendrier, le plan prévoit le lancement d'une dizaine d'opérations prioritaires qui feront dans un premier temps l'objet de coopérations intergouvernementales avec les pays volontaires.
Le plan présenté par la présidence espagnole de l'UE évoque la création d'un "corps européen des garde-frontières", mais affirme qu'un tel projet doit être "mis en oeuvre par étapes". "On peut penser à l'éventuelle décision de créer un corps européen des garde-frontières, composé d'équipes communes, qui aurait pour rôle d'appuyer les services nationaux des Etats membres, sans toutefois les remplacer", affirme le texte approuvé par les ministres de l'Intérieur.
La France s'est déclarée prête à assurer la coordination d'un "centre spécialisé dans la lutte contre les filières criminelles", ainsi que la mise en oeuvre "d'opérations communes d'éloignement" pour assurer le retour dans leur pays d'origine de certains immigrés clandestins, a indiqué à la presse le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
Parmi les autres initiatives prévues figurent des échanges de fonctionnaires entre postes frontaliers, la mise en oeuvre d'un réseau d'information par intranet sur les faux documents ou de programmes communs de formation des garde-frontières.
La plupart de ces mesures devraient être opérationnelles dans un délai d'un an.
Les ministres de l'Intérieur ont par ailleurs engagé une discussion sur les mesures à prendre contre les pays tiers qui refuseraient de coopérer dans la lutte contre l'immigration clandestine. Des pays comme la Grande-Bretagne et l'Allemagne aimeraient que des sanctions soient éventuellement prévues, ce qui suscite les réserves de la France, de la Suède ou de la Belgique qui craignent que l'UE n'envoient un message trop négatif aux pays en voie de développement.
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