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Le ministre français des A.E appelle à l'édification d'un nouvel ordre international
Le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a estimé mardi à Paris que "notre époque troublée recèle une chance unique, une occasion exceptionnelle de jeter les bases du système international du XXIe siècle", en appelant la mobilisation pour édifier un nouvel ordre international.
M. De Villepin a tenu ces propos dans son allocution prononcée à la cérémonie d'ouverture de la dixième conférence des ambassadeurs de France tenue au Centre de conférences internationales de Paris qui se poursuivra jusqu'à jeudi prochain.
Plus de 200 ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques de la France dans le monde et plus de quarantaine de personnalités françaises dans les domaines politique, culturel, universitaire et des médias ont assisté à cette conférence annuelle dont le thème central est: "que signifie aujourd'hui, dans un monde en mouvement, la puissance des Etats et des Nations?"
Selon M. De Villepin, la conférence est consacrée aux rôles des Etats et des nations depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Il a déclaré que dans "un monde en quête de sens et de repères" en raison de la globalisation et du traumatisme du 11 septembre 2001, la diplomatie doit être repensée, la France devant procéder à une remise à jour de son action extérieure.
"Face aux plaies anciennes (famine, sida, atteintes à l'environnement, crises régionales ou financières), de nouvelles menaces (terrorisme, prolifération des armes de destruction massive, crime organisé) font émerger de nouveaux acteurs qui profitent des lacunes de l'ordre mondial, qu'ils soient Etats, mafias, groupes terroristes", a-t-il fait remarquer.
Il a estimé que "les voies traditionnelles de la diplomatie n'offrent plus que des réponses partielles" et que "la puissance coule désormais par les canaux de l'influence plutôt que par ceux de l'autorité".
Evoquant implicitement le rôle des Etats-Unis sur la scène mondiale, il a estimé que "la force seule apparaît bien souvent comme une force vaine" et que "l'excès de puissance corrode la puissance".
Quant à l'éventualité d'une intervention militaire américaine sur l'Irak, il a rappelé que la France exigeait le "retour sans condition des inspecteurs des armes de l'ONU" dans ce pays et qu'" aucune action militaire ne peut être conduite sans une décision du Conseil de sécurité" de l'ONU.
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