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Mise à jour 08:48(GMT+8), 04/09/2002
MONDE  

Mugabe accuse les pays développés d'être responsable d'un monde inégal

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a critiqué lundi d'un ton acerbe les pays développés, les accusant d'être responsable de l'aggravation de la pauvreté et la détérioration de l'environnement mondial.

Dans un discours virulent prononcé lors de la session plénière du sommet de la Terre à Johannesburg, le président Mugabe a fait le procès de la "trahison" des engagements de Rio (1992), de la " mauvaise gouvernance mondiale" et de "l'objectif d'exploitation" des pays du Nord.

Les plans d'action multilatéraux adoptés au sommet de Rio demeurent inaccomplis, ignorés, marginalisés, voire remplacés par un calendrier unilatéral de la mondialisation à moitié soutenu qui serviront les intérêts du Nord, a indiqué M. Mugabe.

"Le centre est le profit, non la pauvreté, tandis que le processus est la mondialisation, non le développement durable, de même, l'objectif consiste à l'exploitation, non à la libération", a affirmé M. Mugabe.

"La trahison des engagements de Rio représente la mauvaise gouvernance mondiale, le manque d'une véritable volonté politique du Nord, ainsi que l'absence totale d'une législation juste dans les affaires internationales", a-t-il souligné.

"Il nous est nettement clair que l'échec du développement durable constitue un résultat direct et naturel d'un modèle de développement néo-libéral poussé par les forces incontrôlables des marchés qui ont été défendues au nom de la mondialisation", a-t-il dit.

Le président zimbabwéen a fermement défendu la réforme agraire de son gouvernement, expliquant qu'aux yeux des Zimbabwéens, le développement durable est impossible sans réforme agraire.

Au Zimbabwe, a-t-il dit, la terre vient en premier, et tout provient et dérive de la terre. "Ce processus [réforme agraire] a été mis en place conformément aux droits inscrits dans la Constitution et les lois", a-t-il déclaré.

(Xinhua)




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Le président zimbabwéen Robert Mugabe a critiqué lundi d'un ton acerbe les pays développés, les accusant d'être responsable de l'aggravation de la pauvreté et la détérioration de l'environnement mondial.

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