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Sydney : Accord sur les médicaments lors la réunion de l'OMC
Les ministres du Commerce, réunis à Sidney dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), ont indiqué être parvenus vendredi matin 15 novembre à un accord, visant à donner un meilleur accès aux médicaments essentiels pour combattre le sida et d'autres maladies mortelles aux pays pauvres.
Participent à la réunion l'Union européenne, le Japon, le Canada, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, la Suisse, la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique, l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, Hong Kong, la Corée du sud, Singapour, le Lésotho, le Sénégal, le Kenya, le Nigeria, l'Egypte, l'Afrique du Sud, Trinidad-et-Tobago et la Colombie.
Selon le ministre thaïlandais du Commerce Adisai Bodharamik, cet accord doit permettre à certains pays de fabriquer des médicaments actuellement protégés par un brevet et les exporter dans des pays qui en ont besoin sur la base du cas par cas.
Cet accord intervient après un appel mercredi, depuis New York, du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, invitant vivement les ministres du Commerce à trouver un accord sur les médicaments avant la fin de l'année, une échéance fixée à Doha (Qatar).
L'accord à Sydney permet de mettre en application le compromis intervenu à Doha (Qatar) l'an dernier pour exempter les médicaments contre les épidémies de l'accord sur la propriété intellectuelle, en vue de réduire leur prix et faciliter leur accès aux pays pauvres.
De son côté, le ministre australien du Commerce Mark Vaile a estimé que les questions de détail sur cet accord pouvaient être résolus à la fin de l'année. "Ceci, a-t-il dit, n'est pas un problème économique, c'est une obligation morale qui doit être réalisée par le monde développé".
L'accord conclu à Sydney devrait permettre aux nations en développement d'avoir accès à des médicaments à un prix acceptable en évitant qu'ils soient réexportés vers les pays riches.
La proposition de cet accord était un compromis entre les nations en développement, désireuses d'annuler le contrôle des exportations de médicaments brevetés, et l'UE, les Etats-Unis et la Suisse, dotés d'une importante industrie pharmaceutique, craignant l'importation massive sur leur marché de médicaments génériques, pas chers.
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