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Mise à jour 09:05(GMT+8), 08/02/2003
VIE SOCIALE  

La bonne chère est une tradition démodée chez la plupart des Chinois au Nouvel An

Manger et boire de façon exagérée pendant la Fête du printemps n'est plus le choix préféré de la plupart des Chinois, qui commencent à donner une nouvelle caractéristique culturelle à leur Nouvel An.

Le Nouvel An était dans l'ancienne société chinoise d'avant 1949 une fête ravissant les enfants, mais qui embêtait les adultes du fait du très bas niveau de vie chez les petites gens. La Chine a toujours été, durant des milliers d'années, un pays agricole où les citoyens luttaient péniblement pour se suffire en nourriture et en vêtement. Faire bonne chère et acheter un nouveau vêtement pour la fête a toujours fait l'objet des rêves du petit peuple.

Cependant, les Chinois qui franchissent le seuil de la pauvreté et qui font progressivement fortune à l'issue de l'application de la réforme d'ouverture sur l'extérieur en 1978, ne savent plus que faire lors du traditionnel Nouvel An, qui était célébré jadis par un bon repas bien arrosé. "En fait, c'est tous les jours la fête du printemps", dit-on souvent.

Nombre de citadins de Beijing profitent de cette semaine de vacances pour se détendre, au lieu de s'attarder à table: regarder la télévision, faire la grasse matinée, rendre visite à des amis, partir en voyage, aller au concert et "tchatcher sur le net".

Depuis le premier jour de la première lune, les foires qui s'étalent aux 4 coins de la capitale, offrent à la clientèle une riche variété de coutumes typiquement pékinoises. Les acrobaties originaires de Tianqiao, un vieux quartier résidentiel dans le sud de Beijing et les spectacles populaires comme les ballades chantées et les contes, permettent à des visiteurs enivrés de la joie de la fête de palper de nouveau une ancienne capitale chinoise authentique. Les citadins de Beijing, comme beaucoup de participants venus du monde entier, peuvent goûter à une fête du printemps "à l'ancienne".

Pour la nouvelle génération qui a grandi avec les fast-foods américains, les grosses productions cinématographiques hollywoodiennes et l'ordinateur, une veste neuve et une poignée de maltoses, n'a plus grand intérêt pour susciter l'excitation.

"Ma fille fréquente parfois les restaurants KFC et Pizza Hut lors de la fête, et elle passe le reste de son temps à jouer à des jeux électroniques", se plaint Xue Shulan de Beijing.

L'âpat matériel ne peut plus à lui seul pousser les gens à penser à la fête, a dit Wei Lu, un sociologue.

La Fête du printemps se traduit de plus en plus par le développement de nouvelles moeurs comme la détente totale de l'individu et les rencontres familiales pour partager la joie de la fête, a ajouté Wei Lu.

Ceux qui veulent vivre l'ambiance d'une fête traditionnelle, ne doivent pas hésiter à se rendre dans des régions reculées, où ils seront certainement ravis par un carnaval, une vieille coutume de célébration qui permet aux paysans de se réjouir de la récolte de l'année, a proposé M. Wei, qui vient de terminer son étude sur les moeurs du Nouvel An dans ces localités.

(Xinhua)




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Manger et boire de façon exagérée pendant la Fête du printemps n'est plus le choix préféré de la plupart des Chinois, qui commencent à donner une nouvelle caractéristique culturelle à leur Nouvel An.

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