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Annan s'attend à un rôle important de l'ONU dans l'Irak de l'après-guerre
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a nommé lundi un conseiller spécial chargé d'élaborer le cadre des actions de l'ONU en Irak de l'après-guerre, et prévu d'effectuer cette semaine une tournée en Europe pour discuter du rôle à jouer par l'ONU en Irak.
M. Annan se rendra mercredi à Londres, à Berlin, à Paris et à Moscou pour discuter de la guerre en Irak avec le Premier ministre britannique Tony Blair, le président français Jacques Chirac, le chancelier allemand Gerhard Schroeder et le président russe Vladimir Poutine, a annoncé le porte-parole de M. Annan aux journalistes.
Lundi matin, M. Annan a tenu une réunion à huis clos avec les membres du Conseil de sécurité pour les informer de la nomination de Rafeeuddin Ahmed, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU, comme son conseiller spécial sur la question de l'Irak.
M. Ahmed, un Pakistanais, a aidé de manière informelle les Nations unies depuis février à examiner les manières possibles pour les Nations unies de s'impliquer dans l'Irak de l'après- guerre.
Selon le porte-parole, vu les derniers événements en Irak et les discussions sur un rôle potentiel des Nations unies en Irak de l'après-guerre, M. Ahmed jouera un rôle central, au sein des Nations unies, dans les discussions sur les différents scénarios possibles de l'intervention des Nations unies en Irak.
Le Conseil de sécurité a salué cette nomination et a convenu avec M. Annan que tout rôle, au delà de la coordonation des activités humanitaires en Irak et d'autres activités mandatées par les résolutions des Nations unies, ferait l'objet d'un nouveau mandat de l'ONU.
Arrivant au siège de l'ONU plus tôt lundi, M. Annan a déclaré aux journalistes qu'il espérait voir les Nations unies jouer un rôle important en Irak après le conflit pour apporter "la légitimité nécessaire" à toute future administration de ce pays.
"Je m'attends à ce que l'Onu joue un rôle important dans la reconstruction de l'Irak", a-t-il ajouté.
Mais, M. Annan a refusé de préciser s'il se résignait au fait que les Nations unies ne joueraient pas un rôle aussi important que celui qu'elles avaient joué au Timor oriental et au Kosovo.
"Chaque crise a ses propres particularités. L'Irak n'est pas le Timor oriental et l'Irak n'est pas le Kosovo", a-t-il indiqué.
(Xinhua)
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