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L'occasion d'éliminer le SRAS nous est aujourd'hui offerte, selon un responsable de l'OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) pense que la communauté internationale a aujourd'hui l'occasion d'éradiquer à jamais le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), une menace pour le monde, a affirmé mardi à Beijing un responsable de l'OMS.
"L'OMS ne cherche pas à seulement contrôler ou contenir le SRAS, ni même à se contenter d'y trouver un remède. Nous voulons l'éliminer complètement, car c'est une menace pour l'humanité", a indiqué Henk Bekedam, représentant de l'OMS en Chine, dans un discours prononcé lors d'un symposium de haut niveau réunissant les pays de l'ASEAN et la Chine, le Japon et la République de Corée (10+3) sur le SRAS.
"Nous avons, au cours de cette première phase de la maladie, une occasion unique d'atteindre l'objectif d'élimination", a-t-il ajouté.
M. Bekedam a souligné que le SRAS représentait un défi majeur pour le monde entier, un défi que l'Asie a été la première à affronter.
"Bien que nous nous trouvions à la première phase de lutte contre la maladie, il n'est pas trop tôt pour commencer à penser à l'avenir", a-t-il précisé.
Grâce aux mesures efficaces prises par la communauté internationale, le nombre de cas dans le monde baisse, a noté M. Bekedam.
Pourtant, il a souligné que la communauté internationale avait besoin de rester vigilante et d'être engagée dans la prévention contre la transmission du SRAS.
"Au cours des derniers jours, nous avons vu au Canada comment une erreur de diagnostic ou une mauvaise classification, combinée avec une vigilance amoindrie pouvait mener à une rechute du SRAS", a-t-il déclaré.
La seule garantie de la poursuite de l'actuelle tendance à l'amélioration est de demeurer vigilant et de maintenir le haut niveau de contrôle déjà mis en place, selon M. Bekedam.
Il a ajouté que le SRAS avait fait entrer la communauté internationale dans une ère de coopération globale pour affronter les problèmes de santé du 21ème siècle.
"Notre but est non seulement de venir à bout du SRAS, mais aussi d'initier une période de coopération globale dans le domaine de la santé pour nous préparer aux futures crises sanitaires du siècle prochain", a-t-il conclu.
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