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Mise à jour 15:04(GMT+8), 27/08/2003
HORIZON  

Article: Pour une solution pacifique du problème nucléaire en Corée

Le 8 juillet 2002, selon un agent de renseignement supérieur de l'ancien président de la République de Corée (RC), Kim Dae Jung, lors d'une rencontre informelle de l'ONU, un diplomate de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a déclaré aux états-Unis que la RPDC avait achevé le 30 juin le retraitement de 8 000 barres de combustible nucléaire épuisé. Le 26 juillet, d'après le reportage du Asahi Shimbun du Japon, la RPDC a indiqué qu'elle continuerait à effectuer des essais nucléaires et qu'elle se proclamerait un pays nucléaire lors de sa Fête nationale - le 9 septembre, si les états-Unis continuaient de l'appeler « pays voyou » (qui produit des armes de destruction massive).

Il est clair que la solution diplomatique au sujet du problème nucléaire de RPDC est arrivée à un point critique.

CE PROBLEME POSE DEPUIS OCTOBRE DERNIER

Depuis que le « programme nucléaire » de la RPDC a été exposé en octobre dernier, les états-Unis et la RPDC se sont engagés dans d'intenses confrontations diplomatiques. Les négociations trilatérales à Beijing--- la Chine, les états-Unis et la RPDC---ont eu lieu en avril ont posé une base diplomatique à la solution de la question nucléaire et constitue un tournant des négociations. Mais l'indifférence américaine aux suggestions de la RPDC a amorti cet espoir. Les mesures subséquentes prises par les deux parties les ont éloignées de l'« itinéraire stratégique » en vue d'une solution pacifique, particulièrement quand les états-Unis ont essayé de faire pression sur la RPDC par une résolution condamnant au Conseil de sécurité de l'ONU. D'autres actions pour exercer une pression sur la RPDC apporteront des résultats également négatifs.

Avec le caractère inflexible de la RPDC et l'obstination des états-Unis dans la querelle diplomatique, les perspectives semblent incertaines ; l'ombre de la guerre s'attarde sur la péninsule coréenne et la situation sans issue peut persister long temps. Si cette attitude provoque la guerre ou l'impasse, les conséquences stratégiques seront graves pour la région et le monde entier. Aussi la communauté internationale se concentre-t-elle sur la question nucléaire en RPDC.

La RPDC considère son programme nucléaire comme un problème bilatéral entre elle et les états-Unis, car les deux pays ont conclu un accord nucléaire cadre en 1994, mais la première a critiqué les derniers de n'avoir concrétisé sérieusement leurs promesses. Par exemple, Washington n'a pas accompli ses promesses d'aider Pyongyang à construire des réacteurs à eau légère. Après son accession au pouvoir, le président Bush a placé la RPDC sur l'«axe du mal» avec l'Irak et l'Iran, ce qui cause à la RPDC des soucis pour sa sécurité nationale. La guerre récente en Irak a accentué ce souci.

Et les états-Unis affirment que la RPDC a violé l'accord cadre de 1994, que le programme nucléaire de celle-ci est une forme de chantage et qu'elle mène la politique de la marge. Selon la Maison blanche, financer la RPDC sous condition d'abandonner son programme nucléaire équivaudrait à récompenser indirectement un « pays voyou » pour avoir produit des armes de destruction massive.

Washington insiste sur le fait que la question nucléaire n'est pas seulement une affaire entre les états-Unis et la RPDC, par conséquent, il s'oppose à mener les entretiens uniquement avec la RPDC. Ceci montre que les états-Unis sont peu disposés à traiter ce problème eux-mêmes plus longtemps.

QUATRE ISSUES ?

Il y a quatre issues possibles à la question nucléaire de RPDC : diplomatie, guerre, sanction et ajournement.

Le Pentagone envisage divers plans de combat contre la RPDC, et maintient la surveillance aérienne intensive sur la péninsule. Il a également effectué des man?uvres militaires dirigées contre la RPDC avec le Japon et la RC. Jusqu'ici, Washington insiste sur le fait que la force armée est toujours une solution possible. Le sous-secrétaire à la Défense nationale, Paul Wolfowitz, a déclaré que son pays n'exclut pas les « moyens extraordinaires » pour régler le problème nucléaire de la RPDC.

De tels signes démontrent que les états-Unis s'apprêtent à lancer une deuxième guerre visant à renverser l'autorité de la RPDC. Les faucons de l'administration Bush croient que c'est « la solution finale » au problème nucléaire. Bien qu'ils aient la supériorité militaire absolue, une solution militaire n'est pas un choix rationnel. L'Administration Bush affronte encore des problèmes innombrables au Moyen-Orient, tels que le désordre issu de la guerre en Irak, le conflit palestino-israélien et le problème nucléaire de l'Iran.

La Chine, la RC et la Russie s'opposent résolument à une guerre contre la RPDC en se basant sur des considérations géopolitiques, humanitaires, environnementales et de sécurité. Même le Japon n'approuve totalement pas que les états-Unis lancent une telle guerre.

Avec peu de soutien, la guerre semble un choix faible. D'ailleurs, une action militaire arbitraire entraînerait assurément des pertes sérieuses pour les troupes américaines. Compte tenu de l'économie nationale, le gouvernement Bush ne s'engagera probablement pas dans une guerre impopulaire avant la prochaine élection présidentielle.

Pour sanctionner la RPDC accusée de contrebande, trafic de drogue et contrefaçon de billets de banque, les états-Unis ont demandé à la communauté internationale d'isoler conjointement la RPDC par l'intermédiaire des sommets avec le Japon et la RC, ainsi qu'au cours des réunions trilatérales é-U.-RC-Japon, de Madrid et de Melbourne. Actuellement, les états-Unis effectuent un blocus maritime partiel et une surveillance aérienne contre la RPDC dans le dessein de la couper de ses sources financières et techniques, de causer des difficultés économiques, et de provoquer les circonstances propices à la solution diplomatique.

Cependant, la RPDC a longtemps fermé sa porte au monde extérieur et, économiquement, ne dépend pas beaucoup de l'extérieur. Les blocus et sanctions n'auront pas d'impact remarquable. D'ailleurs, il est impossible pour les voisins de la RPDC, y compris la Chine, la Russie et la RC, de se faire l'écho du côté états-unien dans le vote des sanctions à l'ONU et la concrétisation réelle d'un blocus.

L'ajournement sur la question nucléaire est une option très dangereuse, puisqu'il est probable que la RPDC franchisse le seuil nucléaire et devienne un véritable pays nucléaire. Ceci mènera aux « dominos » nucléaires en Asie du Nord-Est, apportant de nouveaux changements à la situation de sécurité régionale.

PAR VOIX DIPLOMATIQUE

Il est de la plus grande importance de garder le problème nucléaire de la RPDC sur la voie diplomatique. Une solution diplomatique est conforme aux désirs et aux intérêts universels des voisins de la RPDC.

Poussé par la défense de la stabilité en Asie du Nord-Est et dans la péninsule coréenne, aussi bien que par la sauvegarde des intérêts nationaux de la Chine, le gouvernement chinois a effectué des démarches diplomatiques intensives pour promouvoir des entretiens pacifiques. Des dirigeants chinois ont procédé aux échanges de vue avec les états-Unis, la Grande-Bretagne et la RC à diverses occasions. Le sous-ministre des Affaires étrangères, Dai Bingguo, a visité la RPDC et les états-Unis pour raviver les entretiens à trois voix de Beijing. Néanmoins, les divergences sont très profondes, rendant difficile la prévision d'un règlement diplomatique dans un proche avenir. Si les deux parties refusent le compromis - la RPDC n'abandonne pas le programme nucléaire et les états-Unis ne sont pas en mesure d'offrir une garantie substantielle de sécurité à la RPDC - aucun plan d'« itinéraire stratégique » ne résoudra le problème.

Par Fu Mengzi (Institut des recherches sur les relations internationales modernes) -- (BEIJING INFORMATIONS) --




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Le 8 juillet 2002, selon un agent de renseignement supérieur de l'ancien président de la République de Corée (RC), Kim Dae Jung, lors d'une rencontre informelle de l'ONU, un diplomate de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a déclaré aux états-Unis que la RPDC avait achevé le 30 juin le retraitement de 8 000 barres de combustible nucléaire épuisé. Le 26 juillet, d'après le reportage du Asahi Shimbun du Japon, la RPDC a indiqué qu'elle continuerait à effectuer des essais nucléaires et qu'elle se proclamerait un pays nucléaire lors de sa Fête nationale - le 9 septembre, si les états-Unis continuaient de l'appeler « pays voyou » (qui produit des armes de destruction massive).

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