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Le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes Chinois
Selon les statistiques, chaque année en Chine, 250 000 personnes se suicident et deux millions d'autres tentent de se donner la mort. D'après les enquêtes et les analyses effectuées par le Centre d'étude des crises psychiques et d'intervention de Beijing, le suicide est devenu la première cause de mortalité des 15-34 ans. Le suicide cause une frustration considérable aux parents et amis de la victime, sur le plan émotionnel, social et économique. L'Organisation mondiale de la Santé évalue la perte économique causée par le suicide à plusieurs milliards de dollars américains par an.
L'Organisation mondiale de la Santé et l'Association internationale pour la prévention du Suicide ont proclamé pour la première fois le 10 septembre une Journée mondiale pour la prévention du Suicide. Le matin du 7 septembre, sous les auspices du Centre d'étude des crises psychiques et d'intervention de Beijing, plusieurs dizaines de spécialistes de maladies mentales, de psychanalyse, de problèmes rencontrés par les femmes et les jeunes, ont participé, sur la place Culturelle de Xidan, à un tête-à-tête avec des habitants de la capitale sur le sujet : « Participons tous à la sauvegarde de la vie ».
En Chine, le taux de suicide le plus élevé se trouve chez les jeunes et les femmes. Le professeur adjoint Nie Zhengwei, célèbre spécialiste en psychanalyse juvénile et secrétaire général adjoint de la Société d'étude des qualités mentales dans les établissements d'enseignement supérieur de Beijing, a déclaré que les fortes pressions sociales constituent la principale cause du suicide des jeunes et adolescents. Du fait que les écoles et les familles n'ont pas donné une éducation suffisante sur la manière de faire face aux échecs, les jeunes sont vulnérables sur le plan mental et ne sont pas en mesure de résister aux pressions. Pour prévenir le suicide des jeunes, a ajouté le professeur adjoint Nie, il faut non seulement améliorer leur disposition mentale et leur auto-contrôle, mais aussi obtenir la participation des écoles et des familles à la prévention de ce fléau.
Quant au suicide de femmes, Mme Lin Yanan, spécialiste des problèmes des femmes et membre du Centre Hongfeng de conseils psychiques aux femmes, a estimé que le taux élevé du suicide des femmes était dû aux émotions et aux fortes pressions qu'elles doivent subir. Non seulement les femmes doivent faire face à la concurrence comme les hommes, mais souvent elles doivent aussi s'occuper des travaux ménagers. De nombreuses femmes sont aussi victimes de violence conjugale. Enfin, les femmes subissent les pressions exercées par les problèmes rencontrés par leurs enfants dans les études ou la vie en général. En effet, les mères ont tendance à se reprocher dans certains cas.
Pour réduire les cas de suicide des femmes, a déclaré Mme Lin, il faut agir dans deux domaines : d'abord, les femmes doivent savoir faire appel aux ressources sociales. Quand elles se sentent oppressées, elles doivent chercher à obtenir la compréhension et le soutien des membres de leurs familles et de leurs relations. Ensuite, elles doivent varier leur centre d'intérêt, participer à des activités sociales et éviter de vivre seulement chez elles, au service entier de leur mari et de leurs enfants.
M. Cao Lianyuan, directeur du Centre d'étude des crises psychiques et d'intervention et président de l'hôpital de Huilongguan, a reconnu qu'il n'a pas trouvé une méthode efficace pour réduire le taux de suicide. Il est sûr, toutefois, des facteurs positifs-confiance, soutien social comme les liaisons avec parents et amis, relations conjugales stables-peuvent prévenir les idées et les actes de suicide.
Le diagnostic et le traitement prompts des maladies mentales constituent un moyen efficace de prévenir le suicide. Donner des conseils téléphoniques par l'intermédiaire de services spéciaux ou intervenir par des spécialistes constituent également une mesure de prévention. Depuis sa fondation il y a neuf mois, le Centre d'étude des crises psychiques et d'intervention de Beijing a senti un besoin considérable de la part de l'ensemble de la société en matière d'aides psychiques. Le Centre a reçu jusqu'à 800 coups de téléphone. Toutes les semaines, des écoles, des hôpitaux et des fédérations de femmes demandent de l'aide. En dépit de cette situation, le Centre manque de personnel qualifié pour fournir des services de qualité. Il faut donc investir davantage pour perfectionner cet établissement de prévention du suicide.
(CIIC)
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