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Mise à jour 16:29(GMT+8), 30/01/2004
HORIZON  

Mme Marchisio, une amie de toujours du peuple chinois

A l'occasion du 40è anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France, nous nous souvenons aussi de nombreux amis français qui y ont beaucoup contribué. Parmi eux figurent Mme Hélène Marchisio aujourd'hui Présidente honoraire de la Fédération nationale des Amitiés franco-chinoises, et son mari Joseph Marchisio qui restent toujours grands amis de la Chine et de notre Peuple.

Mme et M. Marchisio membres de l'Association des Amitiés Franco-chinoises (AFC) fondées en 1952 dont Mme Irène de Lipkowski fut vice-présidente. De concert avec celle-ci dont le mari fut un compagnon du Général de Gaulle dans la Résistance, ils avaient oeuvré pour promouvoir le rapprochement franco-chinois et l'établissement de nos relations bilatérales. Dès 1959 ils sont séjournés à Beijing comme professeurs à l'Institut de la Diplomatie pendant des années. Devenue secrétaire générale puis vice-présidente de l'AFC, et trésorier, Mme et M Marchisio ont beaucoup travaillé et contribué à l'élargissement des échanges amicaux entre nos deux peuples pendant de très longues années. Ils gardent un sentiment particulièrement heureux envers notre peuple et ont un grand respect pour le Président Mao et le Premier ministre Zhou Enlai, tout en plaçant une confiance totale dans de perspectives de l'amitié et de la coopération entre nos deux pays.

---Voici un témoignage de Mme Marchisio aux relations amicales franco-chinoises :

Avant toute chose, je voudrais dire que mon intervention ne peut être que très modeste et je tiens à évoquer quelques souvenirs personnels.

Mon mari et moi avons été, dés le début des années 50 de ceux qui, aux côtés de Madame de Lipkowski, de Monsieur Capitant et de bien d'autres, et pensions que l'établissement de relations diplomatiques avec la Chine s'imposait, et avons oeuvré dans ce sens au sein de l'Association des Amitiés Franco-Chinoises. En 1959, mon mari apprit que la Chine cherchait des enseignants de français et décida de poser sa candidature, qui fut acceptée. Nous sommes donc partis à Pékin où finalement nous avons enseigné pendant six ans à l'Institut de Diplomatie.

Il est évident que, simples professeurs, nous n'avions aucune raison de rencontrer le Premier Ministre de la Chine Zhou Enlai. Bien sûr, à l'occasion des réceptions officielles du 1er mai, du 1er octobre ou du Nouvel An par exemple, où nous étions conviés, nous avons pu le voir et l'entendre.

Chaque fois, il faisait le tour des tables, venait trinquer avec ses invités, presque toujours avait un mot aimable souvent en français pour la France et les Français.

Son souci pour l'enseignement des langues, instrument, s'il en est, des relations internationales nous est par la suite apparu. Au cours de notre séjour fut très vite posé le problème du contenu de l'enseignement du français. Des collègues de notre Institut nous ont plus tard dit que le Premier Ministre Zhou avait personnellement donné des directives en faveur de l'ouverture des textes d 'études. C'est ainsi que nous avons notamment expliqué au fil de ces années des éditoriaux de « Le Monde », « Le Figaro » ou de « l'Observateur ». Il nous fut aussi rapporté que le Premier Ministre avait un jour déclaré que les étudiants de français devaient avoir une certaine connaissance de la Bible et des légendes grecques et latines sans lesquelles on ne pouvait comprendre l'Occident. C'était là manifester un esprit d'ouverture qui à l'époque n'était pas forcement de règle.

Repensant à toutes ces années, un autre souvenir apparaît. A notre arrivée en Chine, comme tous les étrangers travaillant à Pékin, nous avions été logés à l'hôtel de l'Amitié. Il y avait là des conditions de confort et d'agrément impensable dans ce pays et à cette époque, avec comme contrepartie une coupure avec nos collègues et nos étudiants. Ce qui ne créait pas les meilleures conditions pour un bon enseignement, et qui de surcroît allait à l'encontre de notre désir de connaissance de la Chine. Au bout d'un certain temps, nous avons demandé à nous installer sur le campus. Notre Institut appuya notre demande qui fut cependant repoussée par les services en charge des enseignants étrangers : les conditions de logement étaient considérées comme trop éloignées de celles que nous connaissions en France. Il fallut plusieurs mois pour que notre requête fut finalement acceptée.

Plus tard, il nous fut dit que finalement, c'était le Premier Ministre Zhou Enlai lui-même qui était intervenu pour imposer cette solution. Pour nous commencèrent alors des années passionnantes de collaboration avec nos collègues chinois et de travail avec nos étudiants. Cette anecdote n'a en elle-même que peu d'intérêt. Elle illustre cependant là encore le souci d'ouverture qu'avait le Premier Ministre Zhou.

Arrivèrent les années 1963-1964, inutile de vous dire à quel point nous fûmes heureux de voir arriver d'importantes délégations françaises, inutile de vous dire notre joie lorsque le Général de Gaulle annonça la reconnaissance de la République populaire de Chine (RPC) par la France et que furent établies des relations diplomatiques entre les deux pays, inutile de vous dire notre joie de voir arriver Monsieur Claude Chayet (le chargé d'affaires), puis Monsieur Lucien Paye (premier ambassadeur de France en Chine ).

En 1965, ce fut le retour en France. En 1967, à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la RPC, je fus invitée en Chine. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'appris que j'étais invitée à rencontrer le Président Mao Zedong. Ce fut le Premier Ministre Zhou Enlai qui me présenta. Il ne le fit pas avec les phases convenues qu'on pouvait attendre mais avec beaucoup de chaleur et de gentillesse. Et chacun sait qu'il avait des problèmes autrement importants en tête à ce moment-là.

Ce sont là des souvenirs bien légers par rapports aux vôtres, Messieurs, ces quelques mots traduisent bien le respect que j'avais, que j'ai toujours pour la mémoire de M. Zhou Enlai, pour la Chine et son grand peuple.

Malheureusement de 1989 à 1994, c'était le moment le plus difficile pour l'AFC qui s'est vu paralysée en raison de la société pleine de malentendus envers la Chine. Mais nombre d'amis dont M. Labat n'étaient pas découragés. C'est dans une dizaine de villes qu'on a réussi à trouver ceux qui montraient de l'ardeur pour les échanges franco-chinois, parvenant à unir les comités des six villes-Marseille, Lille, Lyon, Angers, Metz et Paris--de l'Association des Amitiés franco-chinoises pour constituer en 1993 la Fédération des Associations franco-chinoises. Maintenant, les villes membres sont passées de six à 18.

En particulier, nous sommes heureux de constater que ces dix dernières années, les liens d'amitié et de coopération entre la France et la Chine ne cessent de se resserrer davantage avec la fréquente visite réciproque de hauts dirigeants, que les présidents Jacques Chirac et Jiang Zemin ont décidé de publier en 1997 une Déclaration commune sur la construction des rapports de partenariat global franco-chinois qui ouvre une nouvelle page dans les annales de nos relations bilatérales.

Et notre Fédération a contribué au jumelage de Lyon et de Guangzhou. Nous avons arrangé et reçu de nombreuses visites bilatérales. Sur l'enseignement, dans dix écoles secondaires du pays, nous avons affecté 6 300 élèves aux cours de chinois; nous encourageons 15 autres à établir des relations de coopération avec des écoles secondaires chinoises. Par exemple, le Lycée Montaigne à Bordeaux a noué ces liens avec l'Ecole de langues étrangères de Wuhan. Nous avons instauré l'examen du niveau de chinois avec le partenaire de l'Association des enseignants de chinois de France. Après le Japon et la République de Corée, la France est le troisième pays doté du système d'examen standard de chinois...

Bref, nous avons confiance en l'avenir de nos rapports bilatéraux surtout dans les milieux populaires et entre les régions locales. .

Que l'amitié franco-chinoise soit éternelle et se transmet de génération en génération avec de belles perspectives pour toujours.

Yun Shan

---Le Quotidien du Peuple en ligne ----




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