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Apparition d'"épouses de type nouveau" dans les villes chinoises
A la partie continentale chinoise, le terme "épouse au foyer" était, durant les quelques dizaines d'années écoulées, synonyme de femme sans instruction. Cependant, étant donné que "les choses ont changé avec le temps" comme le dit un dicton chinois, un nombre croissant de femmes dotées d'une haute formation commencent à prendre l'initiative de retourner à la famille pour mener leur vie en tant qu'"épouses de type nouveau".
En effet, depuis peu, des femmes ayant reçu une haute formation, sans occupation fixe et prétendant être des "épouses d'assistance", choisissent de rester à la maison pour donner un coup de main à leur mari dans son travail, réussissant ainsi à doter leur vie commune d'un sens particulier.
Comme les femmes à temps complet, les "épouses d'assistance" n'ont pas à embrasser une carrière et peuvent rester indépendantes sur le plan économique. Il leur suffit, pour cela, de modifier quelque peu leur mode de vie et de travail.
Diplômée il y a quelques années du département d'Informatique d'une université de renom à Nanjing, Mme Chen a travaillé dans le temps en tant que superviseur technique général au site Internet d'une entreprise à capitaux étrangers. Après son mariage, elle a décidé de donner sa démission pour consacrer son temps à assister son mari dans son travail. Directeur de l'agence de promotion d'une société de Guangzhou à Nanjing, ce dernier doit, en plus de ses responsabilités sur l'extension du marché, établir régulièrement des plans d'exploitation et dresser des formulaires de toutes sortes. Comme Mme Chen est plus dans son élément dans ce genre de travail grâce à sa formation informatique, elle seconde son mari avec une parfaite entente et lui permet ainsi de se consacrer davantage à la découverte de nouveaux débouchés pour sa société. Grâce à leurs efforts communs, leurs revenus mensuels ont pu augmenter d'environ 5 mille yuans auparavant à quelque 10 mille yuans actuellement.
Dans les grandes métropoles chinoises, être des "épouses d'assistance" comme Mme Chen n'est pas un phénomène exceptionnel. Dans la plupart des cas, le mari de celles-ci est soit responsable de société, soit patron d'un SOHO (small office ou home office) consacré de manière indépendante à des projets d'études, jouissant l'un comme l'autre d'un revenu élevé. Cela leur permet de rester à la maison pour mieux goûter la joie de la vie familiale tout en partageant le travail de leur mari. Aux yeux de cette catégorie de femmes, être "épouses d'assistance" revient à travailler en tant que secrétaire privée pour leur mari et constitue non moins un mode de vie qui fait le bonheur du ménage.
Quant à Mme Yang, si elle a choisi de rester à la maison, c'est pour mieux se consacrer à sa propre carrière : depuis l'avènement de l'Internet, Mme Yang, qui avait une longue expérience de l'écriture, s'est décidée résolument à changer de mode de vie en mettant en place sa propre page d'accueil sur Internet qui lui permet de procurer par ci par là des boulots de traduction ou de rédaction. Lui accordant entièrement son appui, son mari prétend que le fait de travailler à la maison permet par ailleurs à sa femme de mieux organiser le ménage, d'autant plus que grâce à ses travaux d'écriture, il arrive parfois à sa femme de toucher des rémunérations équivalant au double du montant de son salaire mensuel. Il n'y a donc pas de raison de ne pas profiter d'une telle planque !
A l'objection selon laquelle le retour à la famille de femmes prive celles-ci des relations humaines, Mme Chen répond qu'elle n'est pas d'accord avec ce point de vue, prétendant que fort d'expériences sociales et de contacts qu'elle a acquis avant de quitter son travail, travailler à la maison ne représente pour elle qu'un changement de lieu de travail et ne la prive pas le moins du monde de relations humaines.
Pour sa part, Mme Yang, qui compte sur l'Internet pour maintenir ses contacts de travail, fait savoir qu'un tel problème existe en effet chez les internautes, mais que les forums du réseau sont susceptibles de parer à cette lacune en les aidant à élargir leur cercle de relations.
Contrairement aux "femmes au foyer" d'antan, les "épouses de type nouveau" ne dépendent généralement plus de leur mari. Ainsi, au lieu d'éprouver un complexe d'infériorité, celles-ci peuvent mieux apprécier la vie et jouer en quelque sorte le rôle de pionnières dans le choix d'un mode de vie qui est contraire au courant de l'époque. Mme Yang déclare en outre qu'elle se sent plus dans son assiette en travaillant à la maison, car cela lui permet de faire tout ce qu'elle veut, de s'accorder des jours de congé quand elle veut et de déployer pleinement sa créativité féminine dans une condition dépourvue de pression extérieure.
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