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La "façon de vivre" des Chinois commence à se diversifier
Agé de 38 ans, monsieur Lei a troqué son poste de vice-directeur d'un service gouvernemental contre celui d'un vice-directeur d'une entreprise.
Si la chose se passait il y a quelques années, cela pourrait étonner tout le monde. Aujourd'hui, changer de poste et choisir une autre "façon de vivre" ne surprend plus personne en Chine.
En vertu de la vieille mentalité traditionnelle, un Chinois doit d'abord étudier et ensuite passer les examens scolaires pour devenir un fonctionnaire et embrasser une carrière politique, la seule façon de réussir sa vie. Monter en grade, c'est toujours le plus important objectif à atteindre par un fonctionnaire.
L'état d'esprit des Chinois a changé à présent et ils varient leur choix pour comment vivre.
L'entreprise où Lei travaille maintenant est une grande société laitière par actions du pays, celle de Mengniu ( Vache de Mongolie intérieure). Avant de prendre ses nouvelles fonctions, il était pendant une vingtaine d'années fonctionnaire et assumait les fonctions de vice-directeur d'un service du département des finances de la région de Mongolie intérieure, un poste pourtant bien prometteur. "Je crois que mon nouveau poste pourra me permettre de mieux donner toutes mes mesures," a déclaré cet ancien fonctionnaire.
Au cours de la réforme qui se poursuit en Chine, l'appellation de cadre, d'ouvrier, de paysan, d'intellectuel et d'étudiant ne pourra plus résumer l'état civil des personnes, ni leur métier et l'état d'existence. On commence à prendre en considération la position sociale, la qualité de vie et le niveau du revenu pour distinguer de nouvelles couches sociales comme col blanc, ouvriers et employés licenciés, ouvriers-paysans, etc.
Comme la réforme de la structure de l'administration gouvernementale s'approfondit, beaucoup de gens abandonnent leur "bol de fer" pour aller en quête d'autres issues. Diplomé d'une école supérieure il y a 7 ans, Kang Jianjun a changé de poste à six reprises.
"Parfois c'est moi qui cherche un nouveau travail et parfois c'est le travail qui me cherche," a dit ce jeune de 30 ans. "Mon âge me permet de trouver ce qui me convient le mieux," a-t-il ajouté.
Pan Zhaodong, professeur de l'Académie des Sciences sociales de Mongolie intérieure, a expliqué que l'on doit aujourd'hui s'adapter au système de marché et que ce système fournit un champ d'action très large pour les uns et les autres pour qu'ils réalisent leur objectif de vie et choisissent leur façon de vivre selon leurs intérêts personnels, leurs points forts et leurs caractères.
(Xinhua)
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