Opéra de Pékin

L'opéra de Pékin, qui remonte à la fin du 18ème siècle, est une synthèse de musique, de danse, d'art et d'acrobatie. Tant par influence que par interprétation, il prime tout autre en Chine.

Deux catégories de pièces y coexistent : l'une,
appelée « pièce civilisée », met l'accent sur le chant et le dialogue ; l'autre, connue sous le nom de « pièce martiale », est marquée par le combat et le saut périlleux. En plus, quelques pièces entrent dans la catégorie du mélange des deux.

Les acteurs parlent le dialecte de Pékin, sauf quelques mots qui ont une prononciation propre l'opéra.

Les techniques d'interprétation comprennent Chang (chant), Nian (dialogue), Zuo (jeu) et Da (art martial). L'acteur (actrice) chante en accompagnement de la mélodie de« xipi (musique exprimant la vive émotion) ou de celle de« erhuang (musique exprimant la tristesse profonde). Il dialogue avec le ton de yun bai »ou celui de jing bai. L'art de jeu consiste en mouvements chorégraphiques de corps et gestes de main. Quant l'art martial, il est constitué essentiellement par le saut périlleux et l'acrobatie.

La musique de l'opéra de Pékin porte le style « plaque et cavité ». Le rythme de sa mélodie est gracieux et agréable à l'oreille. La mélodie, divisée en « xipi » et « erhuang », comprend plusieurs tempos : le directeur, l'original, le lent, le rapide et le discontinu. Le jeu s'effectue en accompagnement des instruments à corde, à percussion et à vent, tels que jinghu (violon chinois à deux cordes avec un registre haut), yueqin (guitare en forme de lune), sanxian (instrument à trois cordes pincées), suona (instrument à vent semblable au hautbois), le cor, la flûte, le tambour, la cymbale et les grand et petit gongs.





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