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Des autorités et experts ouest-africains veulent faire des frontières un levier de stabilité
Des autorités et experts ouest-africains ont exprimé mardi leur volonté de transformer les frontières en leviers de développement et de stabilité sous-régionale lors d'une rencontre à Abidjan de la Plateforme d'échanges et de coordination de la gestion des espaces frontaliers en Afrique de l'Ouest (PECOGEF).
"La frontière n'est plus un mur, elle est un territoire, un lieu de vie," a insisté le secrétaire exécutif de la PECOGEF, Diakalidia Konaté, plaidant pour que sa plateforme devienne un centre d'intelligence stratégique régionale, un accélérateur de la coopération transfrontalière et un catalyseur de l'intégration.
Le chef de mission de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Côte d'Ivoire, David Preux, a réaffirmé l'engagement de son institution aux côtés des Etats membres. "Les zones frontalières sont des espaces stratégiques, au cœur des dynamiques de mobilité, de sécurité et de développement. L'OIM soutient une gouvernance harmonisée, centrée sur la sécurité humaine," a-t-il dit.
Le ministre délégué ivoirien chargé de l'Intégration africaine, Adama Dosso, s'est félicité de la tenue de cette rencontre, qui doit s'achever vendredi avec la validation des textes fondateurs et l'adoption d'une feuille de route visant à faire des frontières ouest-africaines des espaces sécurisés, pacifiés et intégrés.
Il a énuméré les défis auxquels sont confrontées les zones transfrontalières, notamment l'insécurité persistante, les trafics illicites, les tensions communautaires, les mobilités non maîtrisées ainsi que la vulnérabilité socio-économique.
"Nos frontières doivent devenir des zones d'intégration, de coopération et de développement partagé," a-t-il déclaré, appelant à une approche renouvelée, plus inclusive et davantage orientée vers les populations.
Il a également mis en avant les efforts engagés par la Côte d'Ivoire, notamment l'adoption en 2025 de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières. Ce cadre stratégique vise à renforcer la sécurité, améliorer la gouvernance et promouvoir le développement dans les zones frontalières.

