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Burundi : lancement de la Semaine de la diaspora 2026

Xinhua 30.07.2026 08h25

Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a appelé mercredi à une diaspora africaine organisée et unie afin de contribuer efficacement au développement durable des pays d'origine, lors de l'ouverture de la Semaine de la diaspora 2026, à Bujumbura, la capitale économique.

Au moment où le Burundi assure actuellement la présidence tournante de l'Union africaine (UA), cet événement a été étendu à l'échelle africaine et a été placé sous le thème : "Dialogue avec la diaspora panafricaine sur le développement et la transformation de l'Afrique".

Cette semaine de la diaspora a réuni des membres de la diaspora burundaise ainsi que des délégations des diasporas de différents pays, notamment celles venues du Burkina Faso, du Sénégal, de l'Ethiopie, de l'Egypte, du Malawi, du Mali et de la Guinée.

En ouvrant les travaux de cet événement, M. Ntahontuye a insisté sur l'unité et la bonne organisation qui doivent caractériser les diasporas africaines pour que ces dernières puissent apporter un soutien considérable au développement de leurs pays.

Violet Kakyomya, coordonnatrice résidente des Nations Unies au Burundi, a indiqué qu'à travers le monde, des milliers d'Africains contribuent au développement de leurs pays d'origine par leurs compétences, leurs investissements, leurs innovations, leurs réseaux professionnels et leur engagement citoyen.

De son côté, Amr Aljowaily, directeur de la Direction des Citoyens et des Organisations de la Diaspora (CIDO) de la Commission de l'UA, a qualifié la diaspora africaine de source de trois capitaux, à savoir un capital financier, un capital humain ainsi qu'un capital diplomatique et social. Il a, lui aussi, insisté sur les contributions des diasporas tant au développement de leurs familles en particulier qu'à celui de leurs pays en général.

Lors des panels organisés, les participants ont évoqué certains défis, notamment les inquiétudes liées à la protection des investissements des diasporas africaines, ce qui les empêche d'investir davantage dans leurs pays. Ils ont surtout appelé les gouvernements africains à réduire les risques pouvant bloquer ces investissements et à prendre des mesures d'accompagnement et d'incitation pour les diasporas souhaitant investir dans leurs pays d'origine.

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)