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Un chirurgien chinois sauve des vies en Afrique

le Quotidien du Peuple en ligne 24.08.2026 15h14

Pendant une grande partie de l'année écoulée, le neurochirurgien chinois Zhang Shijun, 47 ans, au cours de sa mission d'un an en Érythrée (nord-est de l'Afrique), muni de simples forets crâniens manuels, a appris que, privé des équipements high-tech, les atouts les plus précieux d'un médecin sont des compétences techniques solides et une détermination inébranlable face à la pression.

« Passer d'une salle d'opération bien équipée à un environnement aux ressources limitées a été une leçon difficile pour beaucoup d'entre nous. Mais nous avons tous appris à surmonter ces défis et à être à la hauteur de la confiance que nos patients locaux ont placée en nous », a-t-il déclaré.

Le docteur Zhang est directeur adjoint du service de neurochirurgie à l'hôpital de la Rivière Jaune de Sanmenxia, dans la province du Henan. Il a également été chef adjoint de la 18e équipe médicale chinoise composée de 18 experts médicaux, basée à l'hôpital national de référence Orotta en Érythrée.

Tout au long de la mission, l'équipe a reçu plus de 35 600 consultations, réalisé ou supervisé plus de 4 100 interventions chirurgicales, dispensé des traitements de médecine traditionnelle chinoise à près de 20 000 patients, effectué 9 000 scanners et échographies, et formé environ 180 agents de santé locaux.

Étant l'un des deux seuls neurochirurgiens de l'équipe, le docteur Zhang était parmi les seuls chirurgiens du pays capables de traiter des cas neurochirurgicaux complexes. Bien qu'il fût habitué à la pression extrême et aux décisions critiques inhérentes à sa spécialité, les réalités du terrain ne cessaient de le confronter à des défis qu'il n'avait jamais anticipés.

Son cas le plus mémorable concernait un homme d'une vingtaine d'années, tombé dans le coma depuis trois jours à la suite d'une hémorragie cérébrale spontanée. Ce genre de cas n'était pas rare en Érythrée, où les longues distances et les transports difficiles laissent souvent les patients dans un état critique avant qu'ils ne puissent recevoir des soins. « Il pouvait mourir à tout moment, a raconté le docteur Zhang. Comme un scanner crânien d'urgence a révélé un hématome dans le cerveau, nous avons décidé de pratiquer une opération d'urgence pour évacuer le caillot. »

« Il n'y avait ni microscope opératoire ni autre équipement avancé. Nous n'avions qu'une perceuse manuelle, et le foret n'était pas très tranchant, a-t-il poursuivi. Après avoir percé quatre trous dans son crâne, j'étais en nage, et mon poignet était douloureux et tremblait. »

Après une opération d'environ trois heures, le docteur Zhang a réalisé que dans des conditions aussi mauvaises, une seule erreur de sa part et le résultat aurait pu être totalement différent. Dans ces moments intenses, il devait s'appuyer sur sa technique chirurgicale, mais aussi sur la confiance d'un homme qui lui confiait sa vie.

Après s'être familiarisé avec les conditions locales, le docteur Zhang a déclaré qu'il effectuait en moyenne six opérations par semaine, et parfois jusqu'à quatre par jour lors des journées les plus chargées.

« Nous avions apporté à l'avance de Chine un type de perforateur crânien et des drains spéciaux. Grâce à cet appareil chinois, une intervention pour traiter les hématomes sous-duraux ne prenait que 10 minutes », a-t-il ajouté.

Tewelde Yohannes, directeur médical de l'hôpital Orotta, a déclaré que les médecins chinois jouent un rôle important pour combler les lacunes dans certains domaines de spécialité. Toujours disponibles, disposés, coopératifs, souriants, humbles et prêts à travailler à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, étaient ses mots lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision locale Eri-TV. « Nous sommes très reconnaissants pour le soutien qu'ils nous apportent et nous souhaitons qu'il se poursuive. »

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)