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Guinée : ouverture de la 12e Conférence africaine sur les droits et la santé sexuels et reproductifs

Xinhua 04.09.2026 08h27

La 12e Conférence africaine sur les droits et la santé sexuels et reproductifs s'est ouverte mercredi à Conakry en Guinée. Cette rencontre de quatre jours vise notamment à favoriser les échanges d'expériences et à dégager des réponses concrètes aux défis auxquels sont confrontés les jeunes, dont la baisse des financements consacrés aux services de santé sexuelle et reproductive.

Lors de la cérémonie d'ouverture, la ministre guinéenne de la Santé et de l'Hygiène publique, Khaïté Sall, a souligné que les droits reconnus aux jeunes devaient se traduire par des actions concrètes et un accès effectif aux services de santé. "La santé n'est plus considérée comme une dépense d'accompagnement, mais comme un investissement stratégique dans le capital humain et dans l'avenir du pays", a-t-elle dit.

Elle a également appelé à passer des engagements aux actes afin que les droits sexuels et reproductifs ne restent pas de simples principes inscrits dans les textes, mais puissent être effectivement exercés par les populations concernées.

Pour sa part, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a souligné qu'une grossesse précoce, une violence non prise en charge ou un accès tardif aux soins pouvaient notamment entraîner une interruption de la scolarité et compromettre les perspectives d'avenir des jeunes.

Selon lui, les diverses crises "amplifient les risques, désorganisent les services, éloignent les jeunes des structures de santé et réduisent les capacités d'intervention", rendant la prévention plus difficile au moment où elle est pourtant la plus nécessaire. Il a appelé à privilégier des actions concrètes et des politiques capables de produire des résultats tangibles en matière de santé et de protection des jeunes.

Les organisateurs ont indiqué que les travaux de cette 12e édition porteront notamment sur le financement durable des services de santé sexuelle et reproductive, l'adaptation des services aux situations de crise, la lutte contre les violences basées sur le genre et le renforcement de la participation des jeunes à la prise de décision.

L'Afrique étant le continent le plus jeune au monde, avec près de 60% de sa population âgée de moins de 25 ans, les organisateurs considèrent que la protection de la santé et des droits des adolescents et des jeunes constitue un enjeu majeur pour le développement durable du continent.

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)