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Le président Xi et les petits ambassadeurs de l'amitié sino-hongroise

Xinhua 07.05.2024 16h36

Nichée près du Danube scintillant qui traverse la capitale hongroise Budapest, une école bilingue hongro-chinoise jouit d'une popularité croissante depuis quelques années.

Apprendre à dire "Nihao", bonjour en chinois, est la première leçon des élèves. Nombre d'entre eux peuvent réciter couramment la version chinoise de poèmes du poète hongrois Sandor Petofi. Les enseignants donnent également des cours sur Lu Xun, l'un des plus grands écrivains chinois du XXe siècle.

Fondée en 2004, l'école a joué un rôle unique dans la promotion des échanges culturels entre la Chine et la Hongrie au cours des deux dernières décennies. En 2009, son lien avec la Chine s'est renforcé après la visite d'un invité spécial.

"BONJOUR, ONCLE XI"

Zsuzsanna Erdelyi, la directrice de l'école, garde en mémoire de nombreux moments réconfortants de la visite de Xi Jinping, qui était alors vice-président de la Chine.

Pendant la visite de l'école, il a gardé le sourire et discuté avec les enfants de poèmes et de comptines, se souvient Mme Erdelyi.

Pour saluer M. Xi, les élèves ont écrit en caractères chinois sur un tableau noir "Bonjour, oncle Xi". Ils ont également chanté des chansons en mandarin, fait de la danse classique et des arts martiaux.

M. Xi a été particulièrement impressionné lorsque deux élèves ont récité "Pensées d'une nuit calme" et "Chagrin d'amour", deux poèmes classiques datant de la dynastie Tang, il y a plus de 1.000 ans.

Applaudissant la performance des enfants, M. Xi leur a fait part de son appréciation de la culture hongroise et des échanges culturels bilatéraux de longue date. Il s'est pris lui-même en exemple, déclarant que de nombreux Chinois de son âge avaient regardé "Ludas Matyi", un film hongrois de 1950 basé sur un poème éponyme.

Notant que certains classiques de la littérature chinoise, comme "Le rêve dans le pavillon rouge", ont été traduits en hongrois il y a longtemps, M. Xi a déclaré que de nombreux Chinois aimaient également les "Rhapsodies hongroises", un recueil de 19 pièces pour piano du compositeur hongrois Franz Liszt, considéré comme le plus grand pianiste virtuose de son époque.

M. Xi a offert des manuels scolaires et du matériel pédagogique à l'école. Les élèves lui ont également remis un cadeau : un dessin représentant un petit cœur rouge accompagné de voeux chaleureux écrits à la main.

Au fil des ans, le dirigeant chinois a suivi le développement de l'école, a affirmé Mme Erdelyi. "Il lui a donné de nombreux conseils précieux, notamment le célèbre proverbe chinois : 'Il faut 10 ans pour faire pousser des arbres, mais 100 ans pour cultiver des personnes'".

"L'enseignement aux enfants est un processus similaire (...) Ce n'est que lorsqu'ils deviennent adultes, après de nombreuses années de scolarité, que nous apprécions vraiment l'impact de l'éducation scolaire sur leur vie", a-t-elle ajouté.

VOEUX DU NOUVEL AN

Souvenir de la visite de M. Xi il y a 15 ans, une photo de groupe de M. Xi avec les élèves est toujours accrochée au mur du couloir de l'école. Cette visite a marqué le début d'un lien particulier entre le chef de l'Etat et les élèves ainsi que l'équipe enseignante de l'école, lien qui perdure depuis des années.

Avant la fête du printemps 2023, Bonita Varga et Tamara Imre, deux élèves hongroises dont les noms chinois sont Hu Lingyue et Song Zhixiao, ont reçu pour la deuxième fois des bourses d'études de la Chine. Elles ont donc décidé d'écrire une lettre à M. Xi et à son épouse, professeure Peng Liyuan, au nom de tous les élèves de l'école, afin d'exprimer leur gratitude et de leur transmettre leurs voeux pour le Nouvel An chinois.

Ils ont écrit sur différents types de papier pour s'assurer de la beauté de leur lettre. Ils y ont parlé de leur expérience de l'étude du chinois à l'école pendant douze ans et ont exprimé leur volonté d'étudier dans des universités chinoises et de contribuer à l'amitié entre la Hongrie et la Chine.

Peu de temps après l'envoi de leur lettre, M. Xi leur a répondu. Il a dit se souvenir encore des discussions qu'il avait eues avec les enseignants et les élèves de l'école en 2009. Il a encouragé les jeunes Hongrois à en apprendre davantage sur la Chine et à devenir des ambassadeurs de l'amitié sino-hongroise.

Encourageant les élèves à étudier dans les universités chinoises après avoir obtenu leur diplôme de fin d'études secondaires, M. Xi a exprimé son espoir de voir de plus en plus de jeunes Hongrois aimer étudier la langue chinoise.

Mme Erdelyi a affirmé que la réponse de M. Xi "a été une grande surprise pour nous". Grâce à ses encouragements, de nombreux élèves de l'école souhaitent "jouer un rôle important dans la construction des relations entre les deux pays".

Aujourd'hui, à plus de 7.000km de Budapest, Varga et Imre ont réalisé leur rêve d'étudier en Chine. A l'automne dernier, elles ont commencé leurs études de premier cycle à l'université normale de la capitale, à Beijing.

Leur vie sur place a été passionnante, mais aussi pleine de défis. Elles vivent des "expériences interculturelles" presque quotidiennement. Prenons l'exemple de la nourriture: les Chinois mangent beaucoup de riz, tandis que les Hongrois préfèrent les pommes de terre et le pain. Mais elles ont également découvert que les deux peuples aiment un plat familial : le ragoût de bœuf avec des pommes de terre.

"Je suis prête à être une ambassadrice chaleureuse de l'amitié sino-hongroise", a promis Varga, qui souhaite devenir professeure de chinois ou traductrice après avoir obtenu son diplôme.

DES LIENS CULTURELS PLUS SOLIDES

Wang Yue, directeur adjoint et professeur de chinois à l'école, a déclaré que la réponse de M. Xi avait grandement inspiré les élèves. Un plus grand nombre d'entre eux sont désormais plus enthousiastes à l'idée d'apprendre le chinois et d'étudier en Chine.

Erneszt Sandor Durand, élève en dernière année de lycée de l'école, a visité de nombreuses villes chinoises telles que Guangzhou, Shenzhen et Beijing. L'importance de la Chine dans l'économie mondiale ne cesse de croître, d'où l'importance d'apprendre le chinois, a-t-il déclaré, ajoutant qu'il envisageait de poursuivre ses études dans des universités de Beijing à l'avenir.

Dorina Inges, également élève de l'école, a déclaré être fascinée par la culture chinoise. Elle sait jouer du Guzheng, un instrument de musique traditionnel chinois, et danser des danses folkloriques chinoises traditionnelles.

La popularité croissante de la langue et de la culture chinoises parmi les Hongrois a également contribué au développement continu de l'école au cours des deux dernières décennies. Au départ, la plupart des élèves étaient issus de familles chinoises vivant et travaillant en Hongrie. Aujourd'hui, l'école compte 12 niveaux et 20 classes avec plus de 530 élèves, dont la majorité sont des Hongrois de naissance.

"L'école bilingue dépasse de loin les relations économiques, coopératives et traditionnelles entre autres", a confié à Xinhua l'ancien Premier ministre hongrois Peter Medgyessy. "Elle englobe en fait la possibilité d'établir des liens interpersonnels, la possibilité pour les gens d'apprendre à se connaître, d'apprendre et de reconnaître la culture et la civilisation de l'autre, et d'y adhérer, en encourageant les gens à être ouverts, curieux et objectifs dans ces domaines".

Guo Jiaming, ancien directeur adjoint de l'école, a déclaré à Xinhua que le développement de l'école reflétait la bonne dynamique du renforcement des relations Chine-Hongrie et des échanges croissants entre les deux peuples.

Il existe actuellement cinq instituts Confucius en Hongrie et 12 universités chinoises offrent des possibilités d'apprentissage de la langue hongroise.

La langue chinoise a été intégrée au système éducatif national hongrois et est devenue l'une des matières de l'examen d'entrée à l'université. Les centres culturels mis en place par les deux parties constituent également une plateforme importante pour les échanges culturels.

"Il est important pour les relations entre les deux pays d'avoir des personnes qui parlent bien les deux langues", a jugé Mme Erdelyi, qui espère voir davantage d'échanges interculturels afin de promouvoir la compréhension et l'amitié entre les deux peuples.

(Web editor: 孙鸿宇, Yishuang Liu)