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Avec l'arrivée du froid, les modestes azeroles connaissent un regain de popularité
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| (Photo/VCG) |
Alors que le tanghulu annonce l'arrivée de l'hiver, l'engouement pour ce fruit, décliné sous de multiples formes, ne cesse de croître.
À l'approche de l'hiver, le tanghulu, une friandise traditionnelle chinoise composée de fruits confits, fait inévitablement son retour. On le retrouve dans les rues comme sur Internet, où il suscite un véritable engouement sur les réseaux sociaux, cumulant des millions de vues.
Pour beaucoup de Chinois, le début de l'automne est indissociable d'une brochette de tanghulu, vendue à chaque coin de rue dès que le froid s'installe. Composée principalement de baies d'azeroles fraîches enrobées de sirop de sucre, cette friandise offre une note acidulée qui contraste avec les confiseries habituelles.
Mais le tanghulu n'est qu'une des nombreuses façons de savourer l'azerole. Le fruit se consomme séché, confit, en infusion, ou même cuisiné avec de la viande. Dans le district de Xinglong, situé dans la province du Hebei (nord de la Chine), considéré comme la « capitale » chinoise de l'azerole, le fruit est décliné sous une multitude de formes comestibles.
Pour les visiteurs de Xinglong, déguster le fruit directement cueilli sur l'arbre est une expérience bien différente.
« J'ai été totalement époustouflée. Il y avait des azeroliers partout, recouvrant les collines à perte de vue. Presque chaque maison en avait juste devant sa porte », raconte Ren Qingling, une habitante de Beijing âgée de 45 ans, venue visiter Xinglong en octobre avec sa famille.
Les possibilités d'utilisation dépendent de la manière dont le fruit est traité, une réalité bien comprise par les producteurs.
Chen Yikai, qui exploite une ferme à flanc de colline dans le canton de Banbishan du district de Xinglong, a déjà terminé sa récolte. Pour lui, la cueillette manuelle est primordiale : « Les fruits destinés au tanghulu doivent être cueillis à la main. Ils ne doivent présenter aucune coupure ni cicatrice. Des fruits intacts se vendent à un meilleur prix. »
Wang Qiong, chercheuse à l'Institut des sciences et technologies alimentaires de l'Académie chinoise des sciences agricoles, a quant à elle déclaré que « l'azerole étant à la fois un aliment et un médicament, nous devrions identifier ses principaux composés bénéfiques et accroître la valeur des produits qui en sont issus », ajoutant : « Lors de la transformation, nous devons recourir à des technologies de pointe pour concevoir des produits à base d'azerole qui soient originaux et à haute valeur ajoutée, aidant ainsi Xinglong à moderniser et à transformer sa filière dédiée à cette plante ».


