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La logique hégémonique qui repose sur la force et l'appât du gain est vouée à l'échec
L'action militaire américaine contre le Venezuela non seulement piétine de manière flagrante la souveraineté d'un autre pays, mais révèle également le vrai visage des États-Unis : ils n'hésitent pas à violer l'État de droit international afin de maintenir leur hégémonie exclusive dans l'hémisphère occidental. Par leur action, les États-Unis ont ouvertement trahi le principe fondamental de la Charte des Nations Unies interdisant le recours à la force, utilisé la force unilatérale, portant une grave atteinte à l'effet contraignant des normes internationales, et remplacé les normes internationales par la « loi de la jungle » dans une tentative de transformer l'Amérique latine en une « réserve pour l'hégémonie » des États-Unis.
Actuellement, la « Doctrine Monroe » fait un retour très médiatisé au cœur de la politique étrangère américaine. Les États-Unis utilisent l'assistance économique et les engagements en matière de sécurité comme une « carotte », et les sanctions unilatérales et la dissuasion militaire comme un « bâton » dans le but d'exacerber la polarisation politique et les divisions sociales en Amérique latine, renforçant ainsi la dépendance des pays de la région à l'égard des États-Unis. Mais à long terme, la logique hégémonique qui repose sur la force et l'appât du gain est vouée à l'échec. L'intervention militaire américaine stimulera davantage la prise de conscience d'une autonomie commune entre les pays d'Amérique latine. Ce comportement hégémonique des États-Unis, sans scrupules pour leurs propres intérêts, se heurtera sûrement à davantage d'opposition de la part de la communauté internationale.
(L'auteure Lu Siheng est directrice adjointe du Bureau de recherche sur la coopération régionale de l'Institut d'Amérique latine de l'Académie chinoise des sciences sociales)

