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Que signifie la croissance économique de 4,7 % enregistrée par la Chine au premier semestre ?
Au cours du premier semestre, l'économie chinoise a progressé malgré des pressions croissantes, maintenant une trajectoire globalement stable tout en s'orientant vers une croissance nouvelle et de meilleure qualité ; le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 4,7 % d'une année sur l'autre. La Chine a su faire face aux évolutions de l'environnement extérieur, telles que les conflits géopolitiques et les tensions commerciales, et gérer des situations intérieures complexes, notamment le décalage entre une offre forte et une demande faible ainsi que la convergence de défis anciens et nouveaux, obtenant ainsi des résultats durement acquis et d'une grande valeur.
Au regard des objectifs fixés, ce taux de croissance de 4,7 % est conforme aux attentes. L'objectif de croissance économique annuelle établi par la Conférence centrale sur le travail économique et les « Deux Sessions » (les sessions annuelles de l'Assemblée populaire nationale et de la Conférence consultative politique du peuple chinois) se situait dans une fourchette de 4,5 % à 5 %; le taux de 4,7 % enregistré au premier semestre s'inscrit dans cette fourchette raisonnable. Il témoigne de l'évaluation scientifique de la situation économique et des orientations stratégiques du Comité central du Parti communiste chinois, jetant ainsi des bases solides pour un démarrage vigoureux de la période du 15e Plan quinquennal.
Les principaux indicateurs économiques sont restés robustes, l'emploi et les prix affichant une stabilité notable. Ce taux de 4,7 % est globalement cohérent avec les conditions actuelles en matière d'offre de facteurs de production, de progrès technologique et d'innovation institutionnelle ; c'est un chiffre réaliste, en phase avec le potentiel de croissance économique. Les grandes provinces économiques ont généralement dépassé la moyenne nationale, jouant un rôle moteur dans la croissance. Parallèlement, les risques financiers ont continué de s'atténuer, les risques liés à la dette des gouvernements locaux ont été traités de manière ordonnée et les contraintes politiques ont été équilibrées de façon appropriée, créant ainsi une marge de manœuvre pour faire face aux incertitudes et améliorer la qualité du développement.
Une analyse structurelle révèle que cette croissance de 4,7 % est en outre de haute qualité. Ce chiffre reflète un basculement de la dynamique économique vers de nouveaux moteurs et une optimisation de la structure économique, aboutissant à une performance caractérisée par des bases de stabilité solides et une forte dynamique de progrès.
L'économie présente un contenu technologique accru. Les « forces productives de nouvelle qualité » gagnent considérablement en élan ; des entreprises innovantes « chefs de file de chaîne » détenant des technologies clés, ainsi que des entreprises spécialisées, raffinées, distinctives et innovantes (dites « SRDI ») opérant sur des marchés de niche, émergent et se développent rapidement. Au premier semestre, de nouveaux moteurs de croissance ont directement contribué à plus de 40 % de la croissance économique. L'intelligence artificielle dynamise un large éventail de secteurs ; une nouvelle génération de grands modèles open source a été lancée à un rythme soutenu, et la Chine a systématiquement proposé ses propres solutions pour bâtir des écosystèmes d'intelligence artificielle (IA) et des cadres de gouvernance. L'innovation continue de prospérer, le nombre de brevets liés à l'IA délivrés ayant augmenté de 34,8 % d'une année sur l'autre.
L'économie affiche également un profil plus écologique. La transition vers une énergie verte et bas carbone s'est accélérée, la production d'énergie propre représentant 36,2 % de la production totale d'électricité des entreprises industrielles d'une certaine taille au premier semestre. De nouveaux moteurs de croissance verte gagnent en vitesse : la production de batteries au lithium a augmenté de 39,3 %, le taux de pénétration cumulé des véhicules à énergies nouvelles a atteint 54,1 %, et le développement ordonné de parcs industriels et de corridors de transport « zéro carbone » est en cours.
L'amélioration du bien-être de la population est devenue plus tangible. Des initiatives visant à stabiliser l'emploi, à accroître la capacité d'accueil du marché du travail et à améliorer la qualité des emplois ont été mises en œuvre parallèlement au renforcement des mesures de sécurité sociale, entraînant une croissance régulière des revenus des ménages. Au premier semestre, le revenu disponible par habitant a progressé de 5,2 % en valeur nominale sur un an. Le marché de la consommation a continué de s'étendre, porté par l'émergence constante de nouveaux moteurs de croissance, tels que la consommation de services et d'expériences ; les ventes au détail de services ont augmenté de 5,3 % au premier semestre, tirées par la croissance de la consommation dans les marchés de moindre rang (comme les districts), tandis que la consommation liée au tourisme de vacances et au tourisme récepteur est restée soutenue.
En progressant malgré les vents contraires, le taux de croissance de 4,7 % témoigne de la forte résilience de l'économie. Face à la convergence de vents contraires extérieurs croissants et de pressions intérieures, tant conjoncturelles que structurelles, l'économie chinoise a su braver vents et marées pour afficher une performance solide, démontrant ainsi sa robuste capacité à résister aux chocs et à s'ajuster d'elle-même.
Sur le plan extérieur, les turbulences géopolitiques persistent ; les conflits au Moyen-Orient ont affecté les marchés mondiaux de l'énergie, provoquant des pénuries et une flambée des prix du pétrole dans de nombreux pays. La Chine, quant à elle, grâce à la mise en place de manière proactive de nouveaux systèmes énergétiques et de mécanismes de réserves pétrolières tout en adoptant une stratégie de diversification des marchés, a efficacement garanti l'approvisionnement énergétique et la stabilité des prix ; aucune pénurie de produits pétroliers n'a été constatée au cours des six derniers mois, renforçant ainsi la confiance dans la sécurité énergétique.
Parallèlement, dans un contexte de montée du protectionnisme commercial mondial et de multiplication des barrières tarifaires et non tarifaires, les produits chinois, qui offrent un excellent rapport qualité-prix, ont séduit les consommateurs d'un nombre croissant de pays. Les exportations restent dynamiques : des véhicules électriques, batteries au lithium et équipements photovoltaïques jusqu'à l'intelligence artificielle, la robotique et les produits pharmaceutiques innovants, ces produits redéfinissent le paysage du commerce extérieur grâce à des technologies de pointe et à des capacités d'innovation originales.
Sur le plan intérieur, la gestion des risques accumulés au fil des ans, tels que la dette des collectivités locales, la situation du marché immobilier et les fragilités de certaines petites et moyennes institutions financières, a objectivement exercé un effet de contraction sur l'économie, imposant certains arbitrages quant au rythme de la croissance ; toutefois, ces coûts à court terme ont permis de garantir un développement économique et social stable et durable à long terme. Par ailleurs, concernant les fondamentaux du marché, le déséquilibre entre une offre forte et une demande faible reste marqué, notamment face à la nécessité impérieuse d'enrayer le recul de l'investissement et de le stabiliser.
Parallèlement, la croissance de l'investissement est étroitement liée au stade de développement ; les politiques actuelles ne visent pas seulement à maintenir un taux de croissance donné, mais cherchent à mieux répondre aux exigences d'un développement de haute qualité, en privilégiant la qualité des investissements et leurs retombées globales. Au cours du premier semestre, le pays a concentré ses efforts sur le développement coordonné de « six grands réseaux », la modernisation du secteur manufacturier et la résorption des déficits en matière d'ouvrages hydrauliques et de réseaux souterrains urbains, canalisant ainsi davantage de ressources vers le développement futur et le bien-être de la population.
Dans une perspective d'avenir, ce taux de croissance de 4,7 % témoigne d'une dynamique sous-jacente significative. L'économie chinoise dispose d'une marge de manœuvre considérable, d'un immense potentiel de marché ainsi que d'une résilience et d'une vitalité robustes. À mesure que les investissements en recherche et développement augmentent, la capacité d'innovation originale de la Chine progresse régulièrement ; par ailleurs, l'intégration poussée de l'innovation technologique et industrielle fait du développement axé sur l'innovation un puissant moteur de croissance économique.
Fort d'un vivier de talents de premier plan, la Chine opère avec succès une transition passant d'un « dividende de quantité » à un « dividende de qualité » en matière de capital humain ; parallèlement, de nouveaux facteurs de production — tels que les données et la puissance de calcul — renforcent les facteurs traditionnels, soutenant ainsi collectivement un développement économique de haute qualité.
En s'attaquant aux défis du développement par la réforme, l'économie renforce continuellement sa dynamique endogène. La mise en place d'un marché national unifié s'approfondit et des problèmes majeurs — tels que les pratiques irrégulières de promotion des investissements locaux, les barrières à l'accès au marché ou les irrégularités dans les procédures d'appel d'offres — sont corrigés ; ces efforts élargiront l'envergure et la profondeur du marché tout en libérant davantage le potentiel de l'immense marché intérieur. La poursuite des efforts visant à endiguer la concurrence « involutionnaire » (ou concurrence acharnée et destructrice) favorisera un environnement de marché plus sain, incitant les entreprises à dépasser la simple guerre des prix pour accélérer la transition d'une logique d'expansion d'échelle et de concurrence par les prix vers une logique d'amélioration de la qualité et de concurrence fondée sur la valeur.
Contrairement à certaines économies qui misent sur un endettement et des déficits élevés pour stimuler l'activité, la Chine a évité de trop dépendre d'interventions politiques agressives ; elle privilégie une approche proactive en matière de politiques globales tout en mettant en œuvre des mesures structurelles ciblées, évitant ainsi toute « dépendance aux politiques ».
Dans l'ensemble, les tendances fondamentales et les conditions favorables à la croissance économique à long terme de la Chine restent inchangées. Disposant d'une panoplie d'outils de politique macroéconomique bien fournie et d'une marge de manœuvre importante pour des ajustements anticycliques, elle est idéalement placée pour introduire des mesures incrémentales pragmatiques et efficaces en réponse à l'évolution de la conjoncture, et possède la capacité d'atteindre ses objectifs annuels de développement économique et social.

