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La gouvernance mondiale doit s'adapter à un monde en mutation
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| (Li Xin/Xinhua) |
La gouvernance mondiale doit évoluer pour refléter les réalités du monde d'aujourd'hui et répondre plus efficacement aux besoins de tous les pays, en particulier des pays en développement.
À l'occasion du Forum 2026 sur la gouvernance mondiale (Xiongan), l'Initiative chinoise pour la gouvernance mondiale (Global Governance Initiative GGI) offre un cadre opportun pour relever ce défi par la réforme et l'amélioration du système existant.
Le besoin de changement se fait chaque jour plus urgent. Les écarts de développement restent importants, les inégalités persistent et les défis, qu'il s'agisse du changement climatique ou des difficultés liées à la dette, continuent de peser lourdement sur les pays en développement.
Pourtant, les institutions internationales et les mécanismes de gouvernance mondiale actuels chargés de traiter ces questions ne reflètent pas toujours adéquatement l'évolution de la répartition de la puissance économique mondiale, ni ne donnent à tous les pays une voix égale dans les décisions qui les concernent.
Au cœur des tensions actuelles qui pèsent sur le système se trouve un déficit flagrant de représentation. Alors que les économies émergentes sont devenues des moteurs de plus en plus importants de la croissance mondiale, leur représentation au sein de certains organes décisionnels clés reste insuffisante. À mesure que le centre de gravité économique et démographique mondial se déplace, cet écart devient difficile à ignorer.
Le Sud global ne doit pas rester un simple destinataire de règles élaborées par d'autres. Il doit disposer d'un droit de parole accru dans la définition de l'agenda mondial et dans l'élaboration des règles internationales. Améliorer la représentation des pays en développement au sein des institutions de gouvernance mondiale n'est pas une concession faite par l'Occident, mais un ajustement nécessaire pour rendre le système plus inclusif, plus représentatif et plus efficace.
Une telle réforme bénéficierait à l'ensemble de la communauté internationale. Le monde est un seul navire transportant toutes les nations ; sa stabilité dépend de leur capacité à relever ensemble les défis communs. Un système de gouvernance qui ne parvient pas à prendre en compte les préoccupations légitimes d'une grande partie du monde aura du mal à susciter la réponse collective que les défis mondiaux exigent.
Une représentation plus équitable ne constitue toutefois qu'une partie de la réponse. La gouvernance mondiale doit aussi être jugée à sa capacité d'améliorer le bien-être des populations et d'obtenir des résultats tangibles. La coopération internationale doit servir les citoyens ordinaires, et les engagements pris au niveau mondial doivent se traduire par des progrès concrets sur le terrain.
Ces principes sont au cœur de la GGI, qui énonce cinq concepts fondamentaux : le respect de l'égalité souveraine, le respect de l'État de droit international, la pratique du multilatéralisme, la promotion d'une approche centrée sur les personnes et l'accent mis sur des actions concrètes. L'Initiative a obtenu le soutien de près de 160 pays et organisations internationales au total, tandis que plus de 60 pays ont rejoint le Groupe des amis de la gouvernance mondiale.
En substance, la GGI appelle la gouvernance mondiale à suivre le rythme des changements tout en préservant les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Elle vise à réformer et à améliorer le système de gouvernance mondiale existant, plutôt qu'à renverser l'ordre international. L'objectif est de rendre les institutions multilatérales plus réactives aux défis actuels et mieux à même d'obtenir des résultats pour la communauté internationale.
Cette distinction est importante. Réformer la gouvernance mondiale n'est pas un jeu où le gain des uns implique nécessairement la perte des autres et où un rôle accru du Sud global devrait se faire au détriment d'autres pays. Il ne s'agit pas non plus de remplacer un ensemble de règles par un autre. Il s'agit de rendre les institutions internationales plus représentatives du monde tel qu'il est aujourd'hui, tout en renforçant les règles communes et la coopération nécessaires pour relever les défis partagés.
À une époque où le monde est confronté à des incertitudes croissantes et à des défis de plus en plus interconnectés, la tâche ne consiste pas simplement à débattre de ce qui doit changer, mais à construire un consensus plus large sur la manière de rendre la gouvernance mondiale plus inclusive, plus efficace et plus orientée vers l'action.
En donnant à tous les pays une voix plus grande, en plaçant les populations au centre et en transformant les engagements en résultats concrets, la communauté mondiale peut bâtir un système mieux adapté à même de relever les défis de notre époque.


