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Trump affirme que les Etats-Unis vont "administrer" le Venezuela après la capture de Maduro

(Xinhua)
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les Etats-Unis allaient "administrer" le Venezuela après que l'armée américaine a mené un raid dans le pays et capturé son président Nicolas Maduro et son épouse, qui sont actuellement transportés vers New York.
"Nous allons administrer le pays jusqu'à ce qu'une transition sûre, appropriée et judicieuse puisse être mise en place", a affirmé M. Trump lors d'une conférence de presse tenue dans son complexe de Mar-a-Lago, en Floride.
"Nous ne voulons pas nous retrouver avec quelqu'un d'autre au pouvoir pour revivre la même situation que celle que nous connaissons depuis de longues années. C'est pourquoi nous allons administrer le pays", a-t-il ajouté.
"Nous y sommes maintenant. Nous allons rester jusqu'à ce qu'une transition appropriée puisse avoir lieu", a ajouté M. Trump, sans donner d'indication sur la durée prévue d'une telle transition du pouvoir.
Il a ensuite déclaré que de hauts responsables américains, dont le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, travailleraient avec une équipe pour aider à diriger le Venezuela.
M. Trump a refusé d'exclure la possibilité d'une nouvelle intervention militaire américaine. "Nous n'avons pas peur d'envoyer des troupes sur le terrain", a-t-il déclaré.
Dan Caine, président du Comité des chefs d'état-major, a déclaré lors de la conférence de presse que les troupes américaines resteraient dans la région après les frappes à grande échelle contre le Venezuela et la capture de Maduro.
"A l'heure où nous nous trouvons ici ce matin, nos forces restent dans la région dans un état de préparation élevé, prêtes à projeter leur puissance, à se défendre et à défendre nos intérêts dans la région", a-t-il déclaré.
Interrogé sur l'éventualité d'une présence militaire américaine au Venezuela pendant la période de transition, M. Trump a répondu : "Non, nous allons être présents au Venezuela pour ce qui concerne le pétrole, car nous envoyons notre expertise. Vous aurez peut-être besoin de quelque chose, mais pas beaucoup."
M. Trump a déclaré qu'il prévoit d'autoriser les géants pétroliers américains à prendre le contrôle et à investir dans les infrastructures énergétiques du Venezuela et à "commencer à gagner de l'argent pour le pays", ajoutant que l'embargo sur tout le pétrole vénézuélien "reste pleinement en vigueur".
"Il est très important de noter que l'embargo sur tout le pétrole vénézuélien reste pleinement en vigueur. L'armada américaine reste en position, et les Etats-Unis conservent toutes les options militaires jusqu'à ce que leurs exigences soient pleinement satisfaites", a dit M. Trump.
"Nous allons extraire une quantité considérable de richesses du sol. Ces richesses iront au peuple vénézuélien et aux personnes extérieures au Venezuela qui se trouvaient auparavant au Venezuela", a affirmé M. Trump. "Elles iront également aux Etats-Unis d'Amérique sous forme de remboursement des dommages que ce pays nous a causés."
Selon M. Trump, en attaquant M. Maduro et en lançant une campagne de pression militaire qui a duré plusieurs mois, son administration a "succédé" à la doctrine Monroe établie au début du XIXe siècle.
Plusieurs manifestations contre la guerre au Venezuela sont prévues samedi à Washington, Chicago, New York et dans d'autres villes des Etats-Unis.
"Nous devons descendre dans la rue et dire non à une nouvelle guerre sans fin ! Le peuple de ce pays ne veut pas d'une nouvelle guerre ! Une guerre menée par les Etats-Unis causerait la mort et la destruction du peuple vénézuélien", a déclaré l'Answer Coalition, l'un des organisateurs, dans un communiqué.
Les dernières frappes américaines contre le Venezuela et la capture de M. Maduro ont suscité la condamnation et l'inquiétude du monde entier.
Peu après le début des frappes, le gouvernement vénézuélien a dénoncé " l'agression militaire" des Etats-Unis, ajoutant que les frappes ont visé des sites civils et militaires dans au moins quatre Etats du pays.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est profondément alarmé par les actions militaires américaines, a déclaré son porte-parole dans un communiqué.
"Le secrétaire général continue de souligner l'importance du respect total, par tous, du droit international, y compris la Charte des Nations Unies. Il est profondément préoccupé par le non-respect des règles du droit international", peut-on lire dans le communiqué du porte-parole, Stéphane Dujarric.

