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Le président iranien ordonne la publication des noms des victimes des troubles et appelle à la libération accélérée des prisonniers

Xinhua 30.01.2026 08h35

Le président iranien Massoud Pezeshkian a ordonné la publication des noms de toutes les victimes des récents troubles dans le pays, et a appelé à la libération accélérée des prisonniers, a déclaré mercredi soir son bureau.

Un système est actuellement mis en place pour vérifier les informations concernant les victimes afin d'apporter une "réponse claire" aux fausses informations et aux statistiques inventées de toutes pièces, a écrit sur le réseau social X Mehdi Tabatabaei, adjoint aux communications du bureau de la présidence.

Le gouvernement iranien a signalé 3.117 décès au cours des troubles. L'agence de presse Human Rights Activists News Agency (HRANA) basée aux Etats-Unis a quant à elle rapporté au moins 6.000 morts, mais ce chiffre n'a pas pu être vérifié de manière indépendante.

Au cours d'une réunion du gouvernement mercredi, M. Pezeshkian a également demandé au ministre de la Justice, Amin-Hossein Rahimi, de travailler avec le système judiciaire afin d'accélérer la libération des personnes arrêtées pendant les troubles, selon un communiqué publié sur le site de la présidence.

En outre, il a exhorté les autorités à gérer les cas impliquant des artistes et des figures de la sphère culturelle et sociale par le dialogue plutôt que par la sanction, peut-on lire dans le communiqué.

Tout en reconnaissant les "dimensions complexes" des troubles qui agitent le pays, M. Pezeshkian a déclaré que des acteurs étrangers cherchaient à exploiter l'instabilité de l'Iran à leur profit. En parallèle, il a souligné que le gouvernement devait identifier et répondre aux problèmes intérieurs et non faire porter aux forces extérieures toute la responsabilité des événements.

Il a notamment ordonné aux gouverneurs des différentes provinces iraniennes de créer des comités spécialisés afin d'enquêter sur les causes des troubles.

Le 28 décembre, des vendeurs du Grand bazar de Téhéran ont fermé leurs boutiques pour protester contre la chute du rial et le projet de réduire certaines subventions pour l'alimentation et le carburant. Les manifestations se sont rapidement étendues à tout le pays, prenant une tournure politique et violente. Les autorités iraniennes ont plusieurs fois affirmé que ces troubles avaient été provoqués par des forces étrangères, accusant les Etats-Unis et Israël.

(Web editor: Ying Xie, Yishuang Liu)