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Le parlement irakien reporte à nouveau l'élection présidentielle suite à une impasse politique

Xinhua 02.02.2026 08h39

Le parlement irakien a de nouveau reporté dimanche la prochaine élection du président du pays, après un premier report décidé mardi, en raison de l'impasse politique persistante qui divise les deux principaux partis kurdes.

La session a été ajournée faute d'un accord entre le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) sur un candidat de consensus et en raison de l'absence du quorum requis.

Un communiqué du bureau de presse du parlement a indiqué que le président du parlement avait rencontré les chefs des blocs parlementaires pour fixer une nouvelle date pour l'élection présidentielle, insistant sur la nécessité de "respecter le calendrier constitutionnel".

Les élections législatives irakiennes ont eu lieu en novembre. Conformément à la constitution, le parlement doit élire un président dans les 30 jours suivant sa première session, qui s'est tenue le 29 décembre. Le président dispose ensuite de quinze jours pour nommer le leader du plus important bloc parlementaire au poste de Premier ministre, celui-ci étant à son tour chargé de former un nouveau gouvernement. Le Premier ministre doit en outre obtenir la confiance du parlement dans les 30 jours suivants.

Le Cadre de coordination (CF) irakien, une alliance regroupant des partis chiites et le plus grand bloc parlementaire du pays, a réaffirmé samedi son soutien à la nomination de l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki au poste de Premier ministre, rejetant toute ingérence étrangère dans le processus de formation du gouvernement.

Le 24 janvier, le CF a désigné M. al-Maliki pour diriger le prochain gouvernement.

Le président américain Donald Trump a cependant averti mardi que Washington "cesserait d'aider l'Irak" si M. al-Maliki revenait au pouvoir. Nouri al-Maliki a décrit mercredi ces propos comme une "ingérence flagrante des Etats-Unis" et une violation de la souveraineté irakienne.

Conformément au système de partage du pouvoir ethno-confessionnel instauré après 2003 en Irak, la présidence est réservée à un Kurde, la présidence du parlement à un musulman sunnite et le poste de Premier ministre à un musulman chiite.

(Web editor: Yishuang Liu)