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L'UE approuve un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine et un 20e train de sanctions contre la Russie
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré jeudi que l'Union européenne (UE) avait approuvé un paquet de prêts de 90 milliards d'euros (105 milliards de dollars américains) en faveur de l'Ukraine, ainsi qu'un 20e train de sanctions contre la Russie.
"La stratégie de l'UE pour parvenir à une paix juste et durable en Ukraine repose sur deux piliers : renforcer l'Ukraine ; accroître la pression sur la Russie", a-t-il écrit sur la plateforme de médias sociaux X.
Selon un communiqué du Conseil de l'UE, ce prêt couvrira les besoins budgétaires les plus urgents de l'Ukraine ainsi que les besoins de sa capacité industrielle de défense en 2026 et 2027, dans le cadre d'un dispositif robuste et assorti de conditions. Le financement sera lié à des conditions strictes que l'Ukraine devra respecter, telles que l'adhésion à l'état de droit, y compris la lutte contre la corruption.
En février, le Parlement européen a voté en faveur du prêt de 90 milliards d'euros afin de répondre aux besoins financiers de l'Ukraine pour 2026 et 2027. Toutefois, certains pays ont bloqué ce paquet, invoquant la suspension par l'Ukraine du transit du pétrole russe via l'oléoduc Droujba.
Selon des informations de presse, l'oléoduc Droujba a repris le transit de pétrole vers la Slovaquie et la Hongrie.
L'UE a également adopté jeudi un 20e train de sanctions contre la Russie, centré sur la réduction de ses revenus énergétiques, notamment en posant les bases d'une future interdiction des services maritimes liés au pétrole brut et aux produits pétroliers russes, en élargissant les restrictions visant la "flotte fantôme" et en renforçant les contrôles sur les pétroliers ainsi que sur le transport de gaz naturel liquéfié (GNL), selon un communiqué de presse du Conseil de l'UE.
Ce paquet introduit 36 désignations dans le secteur énergétique russe, allant de l'exploration et de l'extraction au raffinage et au transport. Le bloc a inscrit 46 navires supplémentaires sur liste noire, portant à 632 le nombre total de bâtiments visés au titre des mesures contre la flotte fantôme, et a imposé des contrôles obligatoires de diligence raisonnable sur les ventes de pétroliers afin d'empêcher la Russie d'élargir cette flotte.
Les mesures interdisent en outre la maintenance et d'autres services pour les méthaniers russes et les brise-glace. A partir de janvier 2027, la fourniture de services terminaux GNL à des entités russes, ou à des entreprises détenues ou contrôlées par des ressortissants ou des opérateurs russes, deviendra également illégale au regard de la réglementation de l'UE.
Au-delà de l'énergie, ce train de sanctions comprend également des mesures visant les banques russes, les activités liées aux cryptomonnaies et le commerce.
Cette décision intervient avant une réunion informelle des dirigeants de l'UE à Chypre jeudi soir et vendredi, au cours de laquelle les défis sécuritaires et les questions énergétiques devraient figurer en bonne place à l'ordre du jour.
La Russie n'a jusqu'à présent pas réagi à ces sanctions.

