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Le chef des Houthis avertit que les installations pétrolières saoudiennes pourraient être ciblées si Riyad s'implique dans l'"agression"

Xinhua 17.07.2026 08h47

Le chef des Houthis yéménites, Abdulmalik al-Houthi, a averti jeudi que les installations pétrolières et d'autres infrastructures stratégiques saoudiennes deviendraient des cibles pour les missiles et les drones du groupe si Riyad s'impliquait dans une "agression globale" contre le Yémen.

S'exprimant au cours d'une allocution télévisée diffusée par la chaîne houthie Al-Masirah, M. Houthi a accusé l'Arabie saoudite d'abandonner les engagements qu'elle avait pris pendant le processus de désescalade et de maintenir des restrictions qui, selon lui, privent les Yéménites de leurs ressources pétrolières et de leur liberté de circulation.

"Personne n'a le droit de priver les Yéménites de leurs droits pétroliers et de leur liberté de circulation", a-t-il insisté.

M. Houthi a affirmé que l'Arabie saoudite avait renforcé son blocus contre le Yémen, n'avait pas mis en œuvre les mesures humanitaires liées aux efforts de désescalade, et continuait de restreindre les voyages civils, y compris pour des soins médicaux.

Il a aussi accusé Riyad de coopérer avec Israël contre le Yémen.

Mettant en garde contre une nouvelle implication militaire saoudienne, il a déclaré que "si l'Arabie saoudite procède à une escalade de son agression, nous répliquerons sur le même mode, et un blocus répondra au blocus".

"Toutes les installations pétrolières et essentielles de l'Arabie saoudite seront des cibles pour nos missiles et nos drones si elle s'engage dans une agression contre notre pays", a-t-il ajouté.

Il a également averti que "l'équation est la suivante : l'aéroport de Sanaa pour l'aéroport de Riyad", signalant ainsi de potentielles représailles contre les infrastructures de l'aviation en cas de reprise des hostilités.

Le chef des Houthis a tenu ces propos quelques jours après l'échange le plus sérieux entre l'Arabie saoudite et le groupe depuis des années, déclenché par un différend concernant un avion iranien transportant une délégation de hauts responsables houthis.

Lundi, le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a empêché l'atterrissage du vol à l'aéroport international de Sanaa, affirmant qu'il violait la souveraineté du Yémen. Des frappes aériennes ont ensuite endommagé la piste de l'aéroport, forçant l'appareil à dévier vers Hodeïda, tandis que les Houthis ont accusé l'Arabie saoudite d'être derrière cette attaque. 

(Web editor: Yishuang Liu)