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Le président hongrois Tamas Sulyok a signé un amendement constitutionnel ouvrant la voie à la fin de son mandat

Xinhua 20.07.2026 08h29

Le président hongrois Tamas Sulyok a signé samedi le 17e amendement constitutionnel du pays, déclenchant la fin de son mandat de chef d'Etat. Une fois la loi publiée au Journal officiel, la cessation de son mandat prendra effet le lendemain.

Dans une déclaration vidéo, il a indiqué qu'il avait signé l'amendement parce qu'il n'avait "aucun moyen constitutionnel d'agir contre cet amendement, qui viole les principes constitutionnels mais a été adopté par l'Assemblée nationale ... selon une procédure légale".

Peter Magyar, le Premier ministre, a salué cette signature, affirmant qu'elle "élimine le dernier obstacle à la mise en œuvre de nos décisions communes". Il a également assuré qu'il consultera les partis parlementaires sur le choix d'un successeur, ajoutant que "la base morale de la désignation ne peut venir que de la confiance de la société".

Tamas Sulyok a été élu en 2024 par le parlement hongrois, où le parti Fidesz avait alors la majorité, pour un mandat de cinq ans, mandat qui devait initialement expirer en mars 2029. Cependant, Peter Magyar avait demandé à plusieurs reprises au chef de l'Etat de démissionner, l'accusant de servir les intérêts du précédent gouvernement du Fidesz.

L'amendement constitutionnel mettant fin au mandat de Tamas Sulyok a été adopté par le parlement plus tôt cette semaine après que le parti au pouvoir de Peter Magyar a obtenu la majorité des deux tiers nécessaire pour amender la constitution.

Selon la Constitution hongroise, le parlement doit élire un nouveau président au scrutin secret dans un délai de 30 jours. Tout citoyen hongrois âgé de 35 ans ou plus est éligible à ce poste s'il est désigné par au moins un cinquième des législateurs, ou 40 membres du parlement.

Jusqu'à l'entrée en fonction d'un nouveau chef de l'Etat, les fonctions présidentielles seront exercées par Agnes Forsthoffer, la présidente du parlement. Le nouveau président prendra ses fonctions le huitième jour après l'annonce officielle des résultats des élections.

Peter Magyar a pour sa part déclaré qu'il souhaitait nommer un candidat capable de représenter l'unité de la nation et de gagner le soutien des législateurs de l'opposition, bien qu'il n'en ait pas encore nommé un.

Il a également affirmé que le dernier amendement constitutionnel adopté était conçu comme un arrangement temporaire et que la Hongrie introduirait éventuellement des élections présidentielles directes dans le cadre d'une nouvelle constitution qui serait approuvée par référendum.

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)