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L'Iran met en garde les Etats-Unis contre toute attaque visant ses sites nucléaires ou sensibles
Le Quartier général central Khatam al-Anbiya, le principal organe de commandement militaire iranien, a averti mercredi matin que si les Etats-Unis attaquaient des sites nucléaires ou d'autres installations sensibles en Iran, Téhéran élargirait la portée de ses frappes pour s'en prendre aux intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés dans toute la région, ont rapporté les médias d'Etat iraniens.
Cet avertissement figurait dans une déclaration relayée par les médias iraniens en réponse à la menace proférée plus tôt dans la journée par le président américain Donald Trump, qui a déclaré que les forces américaines frapperaient ''très prochainement'' une installation nucléaire iranienne située - selon certaines informations - sous une montagne dans la province centrale d'Ispahan.
Le Khatam al-Anbiya a indiqué que si l'armée américaine mettait cette menace à exécution, l'Iran considérerait cela comme une extension du conflit en Asie occidentale, et lancerait une ''puissante attaque'' contre les intérêts des Etats-Unis, de leurs alliés et de leurs soutiens.
En parallèle, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran (CGRI) a annoncé dans un communiqué publié mardi soir par Sepah News, son organe de presse officiel, que ses forces avaient détruit plus tôt dans la journée un radar d'alerte précoce et plusieurs radars tactiques autour de la base aérienne d'Ali Al Salem au Koweït, ainsi qu'un autre système radar sur l'île de Bubiyan.
Les Etats-Unis ont lancé plusieurs vagues de frappes sur les provinces du sud de l'Iran ces derniers jours, affirmant que ces attaques constituaient une réponse aux attaques iraniennes contre des navires dans le détroit d'Ormuz, et visaient à ''réduire la capacité de l'Iran à entraver le transport maritime commercial''.
L'Iran a répliqué par des vagues de missiles et de drones visant des bases et installations militaires américaines dans toute la région.
Cette escalade survient malgré le protocole d'accord de paix signé le 18 juin, aux termes duquel les deux pays devaient entamer des négociations dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif.

