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La croissance mondiale devrait s'établir à 2,9% en 2026

Xinhua 24.09.2026 08h54

La croissance mondiale devrait ralentir à 2,9% en 2026, contre 3,4% en 2025, avant de remonter légèrement à 3,0% en 2027, selon les dernières Perspectives économiques publiées mercredi par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Selon elle, au premier semestre de 2026, l'économie mondiale est restée résiliente dans de nombreux pays malgré les effets du conflit au Moyen-Orient. D'importants stocks de pétrole, une offre accrue en provenance de pays hors du Golfe et les mesures de soutien des pouvoirs publics ont permis d'en atténuer l'impact, tandis que le dynamisme des activités liées à l'intelligence artificielle (IA) a soutenu l'investissement, la production et les échanges.

Toutefois, les perspectives mondiales restent largement tributaires de l'évolution de la situation au Moyen-Orient. Les prix de l'énergie ont récemment augmenté avec l'intensification des perturbations de la production et des exportations dans les économies du Golfe, tandis que les goulets d'étranglement dans la production et les phénomènes météorologiques extrêmes ont accentué les tensions sur les prix.

L'organisation souligne également que les modifications fréquentes des politiques commerciales, notamment en matière de droits de douane et de restrictions aux exportations, accentuent l'incertitude et contribuent aux perturbations des approvisionnements. Les nouveaux droits de douane bilatéraux appliqués par les Etats-Unis depuis juillet auraient relevé d'environ un point de pourcentage leur taux de droits de douane effectif moyen.

L'inflation devrait augmenter à court terme avant de refluer progressivement en 2027. Dans les économies du G20, elle devrait passer de 4,1% en 2026 à 3,6% en 2027, tandis que l'inflation sous-jacente dans les économies avancées devrait reculer de 2,7% à 2,5%.

Face à la hausse des prix de l'énergie et à une inflation supérieure aux objectifs, l'OCDE appelle les banques centrales à maintenir les anticipations d'inflation bien ancrées. Elle recommande également que les mesures publiques destinées à amortir le choc énergétique soient ciblées et temporaires, tout en préservant les incitations à réduire la consommation d'énergie et à diversifier les sources d'approvisionnement.

A moyen et long terme, l'organisation préconise des réformes structurelles visant notamment à diversifier davantage les approvisionnements énergétiques et à améliorer l'efficacité énergétique afin de renforcer la résilience des économies face à de nouveaux chocs d'offre.

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)